Jimmy Royer, un des membres de la Société des gens de baignade de Québec qui pousse depuis plusieurs années pour l'aménagement d'une plage publique et gratuite au bassin Louise, voulait, hier, répondre aux plaisanciers qui craignent de voir disparaître la marina avec l'aménagement d'une plage. Il est convaincu que les voiliers et les yachts peuvent cohabiter avec les baigneurs dans le plan d'eau du Vieux-Port.
Si la marina conserve toutes ses places, elle ne pourra pas toutefois en ajouter s'il y une plage. Or, le dernier rapport annuel du Port de Québec fait état d'une liste d'attente «bien remplie». La marina est de plus en plus populaire. L'an dernier avec les Fêtes du 400e, les nuitées des plaisanciers visiteurs ont augmenté de 80 %. Le Port a fait ajouter des nouveaux pontons flottants pour accueillir des dizaines de superyachts qui ont permis au Port d'augmenter ses revenus.
Au cours d'une conférence de presse, M. Royer, qui était accompagné du président de la Société, Léonce Naud, et du directeur général de Nature Québec, Christian Simard, a repris sa quête pour une plage publique, sécuritaire, sans marée et sans courant en plein centre-ville.
Le meilleur endroit
Après analyse, ils estiment que le meilleur endroit pour avoir une plage demeure sans contredit le bassin Louise. La baie de Beauport se prête davantage aux sports de la voile. À la plage Jacques-Cartier, les gens ne veulent pas qu'on y pratique des activités nautiques. La résurrection de la plage de l'anse au Foulon est une option, ont-ils reconnu, mais une plage à cet endroit présenterait plus de risques qu'au bassin Louise en raison des courants et des marées.
On soutient également que le bassin Louise générerait davantage de retombées économiques. «Ce serait une attraction tou-ristique majeure», a soutenu M. Naud.
Une plage en forme de U d'une longueur de 500 mètres pourrait accueillir entre 5000 et 6000 personnes. L'eau serait filtrée par ozone. Le plan d'eau qui serait fermé par un isthme serait l'équivalent de 15 piscines olympiques.
On estime qu'il en coûterait de façon sommaire 25 millions $ pour aménager la plage, l'isthme, et installer les équipements de filtration. La facture reviendrait fort probablement au gouvernement fédéral comme ce fut le cas avec les legs du 400e. Pour Nature Québec, il s'agit d'un projet d'envergure nationale et non strictement municipale.
Quant à l'opposition du président du Port, Ross Gaudreault, au projet de plage, M. Simard ne s'en formalise pas trop. «Il a été longtemps contre la plage à la baie de Beauport. Aujourd'hui, il en est fier. Il peut changer d'avis. Ce n'est pas un élu. C'est un administrateur public», a-t-il dit.
Comme chaque année depuis plus de 10 ans, les promoteurs de la plage invitent les gens à venir se baigner dans le bassin Louise le samedi 20 juin. La qualité de l'eau y serait très bonne.





















