«Ce n'est pas un rejet du projet, mais un rejet du site. Nous sommes présentement en négociation pour un plan B sur un terrain qui n'appartient pas à la Société du Vieux-Port de Montréal. Je suis optimiste d'avoir des résultats positifs d'ici jeudi», a commenté hier Jeff Jorgensen, vice-président de Skylink.
Celui-ci garde cependant l'oeil sur Québec, qui serait une bonne solution de rechange advenant un échec des négociations avec Montréal.
«J'ai passé les 48 dernières heures à Québec et j'ai beaucoup aimé ce que j'y ai vu. C'est de plus en plus une destination touristique, c'est très dynamique et ça pourrait devenir très intéressant pour nous», a-t-il avoué.
Pas les deux
Quant à l'ex-député conservateur Luc Harvey, porte-parole de Skylink, il a confié hier que les projets de Québec et de Montréal ne pourraient pas être réalisés en même temps. «Si le projet fonctionne à Montréal, il faudra attendre au moins deux ans avant qu'on puisse en faire un aussi à Québec», explique-t-il.
«Je suis ambivalent dans ce dossier, car, malgré le fait que j'aimerais que le projet se réalise à Québec, je comprends la compagnie de ne pas vouloir lâcher prise sur un projet dans lequel elle a investi 3,2 millions $ à Montréal», ajoute-t-il.
Si aucune solution n'est trouvée dans la métropole d'ici jeudi, Québec pourrait toutefois devenir l'option privilégiée par Skylink étant donné son excellent achalandage touristique.
«Québec est un site très intéressant, car on a remarqué que, dans les stationnements, il y a une ou deux voitures sur 10 qui portent une plaque des États-Unis ou d'une autre province canadienne. C'est du vrai tourisme qu'il y a ici, comparativement à Montréal, où il faut faire 30 voitures avant de trouver une plaque de l'étranger», conclut Luc Harvey.










