?uvre d'art en soi, le nouveau pavillon du MNBAQ devra être intégré dans l'ensemble patrimonial de l'église Saint-Dominique, du musée et des plaines d'Abraham, en plus d'être «un geste franchement contemporain», représentatif du XXIe siècle. La façade, nouvel espace d'accueil du MNBAQ, donnera directement sur la Grande Allée et fera partie intégrante du visage de Québec pendant les décennies à venir. D'où l'importance pour John Porter, responsable du projet d'agrandissement, de pouvoir choisir parmi les plus grands architectes d'ici et d'ailleurs.
Après l'annonce officielle, le 21 mai dernier, M. Porter mentionnait que, depuis des mois, de grandes firmes trépignaient d'impatience à l'approche du concours. Il s'attendait à recevoir entre 50 et 100 candidatures. Celles-ci passeront à 15, puis à cinq, aux différentes étapes du concours. L'ultime gagnant sera connu en février 2010.
Parmi les éléments architecturaux, il est d'ores et déjà établi qu'un tunnel reliera le hall principal du pavillon Charles-Baillargé et le nouveau pavillon, et que des éléments pourront émerger du sol pour que le souterrain profite de l'éclairage naturel. L'ancienne prison à l'architecture contraignante sera réaménagée pour loger les bureaux du personnel, et l'accès à sa tour, autrefois le plus haut point d'observation de la ville, sera à nouveau possible.
Le nouveau pavillon comptera plusieurs étages. «Le rez-de-chaussée devra être vaste, lumineux, et rendre clair le cheminement du visiteur dans l'ensemble du complexe» (selon le programme des besoins du MNBAQ). Cet espace d'accueil pourra servir pour des activités sociales hors des heures d'ouverture du musée. Les autres étages logeront les salles d'exposition, aérées, modifiables et équipées des derniers équipements de technologie muséale, un amphithéâtre et une nouvelle boutique. Même la toiture pourrait être envisagée comme espace d'exposition remarquable!
«Un musée vert dans un espace vert», voilà un autre critère tendance que devront respecter les candidats. Les architectes devront faire le lien entre l'extérieur et l'intérieur, de façon à ce que nature et culture s'harmonisent. Une promenade latérale reliera la Grande Allée aux Plaines, les arbres (dont un centenaire) qui bordent la rue seront préservés. On suggère même d'aménager un stationnement pour les vélos et un arrêt d'autobus près de l'entrée.









