C'est sans compter tous les gens qui festoyaient autour du site principal. La Grande Allée était bondée de jeunes endimanchés en bleu et blanc.
La foule bigarrée et les fleurdelisés distribués et agités en masse étaient donc au rendez-vous. Des jeunes, surtout, mais aussi des plus vieux et des petites familles, qui, bien entendu, ont laissé toute la place aux vrais fêtards après le spectacle télédiffusé de 21h.
Un spectacle qui a réussi à faire lever le rassemblement annuel. La foule a vibré avec une recette qui a fait ses preuves. En ouverture, la chanson-phare du groupe Mes Aïeux, Dégénérations, a parti le bal avec vigueur. Ensuite, Louise Forestier a livré sa version de La prison de Londres, avant de laisser la place au très apprécié Guillaume Lemay-Thivierge, qui animait le spectacle pour la deuxième année.
Le sautillant Yann Perreault a donné le ton avec C'est beau comme on s'aime. Richard Séguin, Mara Tremblay, Annie Villeneuve, Catherine Major et Alfa Rococo (qui avait réchauffé la foule dès 19h) ont tous interprété leurs compositions, tout en livrant des classiques de la Saint-Jean?: Entre deux joints, Gens du pays, La rue principale, Bobépine et bien d'autres.
Des rires pour Boucar
Boucar Diouf a provoqué l'hilarité avec ses chansonnettes à répondre pleines de mots québécois comme foufoune, gougoune, pitoune. Tout juste après, dans la chanson Chez nous de Daniel Boucher, Marie-Chantale Perron a livré un discours patriotique très poétique, mais très peu politique, orienté vers la beauté de la langue française.
Plusieurs moments forts restaient encore à venir?: Daniel Boucher (le seul à avoir déclaré sa fierté souverainiste) s'est essayé au body surfing durant La désise, et a finalement fait une longue promenade dans la foule avant de retourner sur scène, où Yann Perreault entretenait la cadence avec Besoin pour vivre de Claude Dubois.
Il ne restait alors qu'à clore avec un medley fort apprécié des grands succès de Richard Séguin, repris avec entrain par la foule, et de terminer avec Journée d'Amérique pour laisser place aux feux d'artifice.
La suite de la soirée a été confiée au groupe rap Loco Locass, qui a ranimé les passions indépendantistes de la foule, alors majoritairement composée de jeunes. Le hip-hop d'Omnikron et le rock d'El Motor ont ensuite entretenu la flamme jusqu'aux petites heures du matin.
Quelques politiciens ont participé aux célébrations, dont Gilles Duceppe (Bloc québécois), Pauline Marois et Agnès Maltais (Parti québécois) ainsi que la ministre de la Culture, Christine St-Pierre. Côté municipal, deux ex-candidats à la mairie pour le Renouveau municipal de Québec, Ann Bourget et Alain Loubier, sont venus assister au spectacle.












