«Le service de libre-service est inscrit au plan directeur [du réseau cyclable de Québec], mais pour l'usage d'une clientèle touristique. Nous préférons concentrer nos efforts sur le développement de notre réseau [cyclable]», a expliqué Jacques Perron, porte-parole de la Ville.
La topographie particulière de Québec, avec ses nombreuses côtes, se prête mal à un réseau de vélos libre-service de type BIXI, récemment implanté à Montréal, croit-on. «Nous devrions plutôt opter pour un système de vélos assistés [avec un moteur électrique] plutôt qu'à énergie humaine», indique M. Perron.
Malgré tout, «nous avons eu des discussions avec Québec, il y a un intérêt», a confirmé au Soleil Michel Philibert, directeur des communications pour Stationnement de Montréal, l'agence responsable du projet BIXI. Les derniers échanges remontent au printemps, la Ville de Québec devant donner suite aux discussions une fois l'étude de préfaisabilité complétée. Une station BIXI était d'ailleurs présentée en démonstration dans la capitale en septembre dernier, lors de la journée En ville sans ma voiture. L'utilisation est assez simple.
Du côté de Québec, on dit vouloir attendre que l'expérience montréalaise ait au moins un an, afin de laisser le temps aux concepteurs de régler les inévitables problèmes liés au lancement d'un nouveau service.
Depuis ses débuts, il y a deux mois, BIXI connaît un succès qui ne se dément pas.
Québec est loin d'être la seule à s'intéresser aux vélos en libre-service développés par Montréal, un produit «100 % québécois», ajoute M. Philibert. Ottawa et Gatineau ont installé cet été une cinquantaine de vélos BIXI sur leur territoire, dans le cadre d'un projet-pilote. Vancouver, Toronto, Boston, Portland et Londres songent aussi à implanter ce concept montréalais. Une entente a même déjà été conclue avec la Ville de Minneapolis, au Minnesota, qui est maintenant à la recherche de financement pour ce projet.
Paris a son propre service - Vélib' -, implanté en juillet 2007. Celui-ci compte 20 000 vélos et près de 1500 stations.
Si le service BIXI s'implantait à Québec, il ne s'agirait pas d'une première dans la capitale. Mobili. T offre déjà des vélos en libre-service, mais le programme Vélo-Ville se limite aux employeurs et aux institutions scolaires. Ces derniers se procurent des vélos et les prêtent gratuitement à leur personnel pour les déplacements d'affaires ou de loisir.
En 2008
En 2008, 43 vélos classiques étaient disponibles dans cinq lieux d'emprunt répartis entre quatre partenaires : le ministère des Transports du Québec (trois emplacements), le Réseau de transport de la Capitale, le Service des résidences de l'Université Laval et le Centre de l'environnement.
Il est bien beau d'offrir des vélos, encore faut-il que la Ville en favorise l'usage par l'entremise de mesures simples et parfois évidentes. Comme installer une planche de bois le long des marches pour qu'on puisse y faire rouler un vélo plutôt que devoir le transporter sur ses épaules. Ou tracer les lignes de la bande cyclable sur la côte de la Pente-Douce, seul lien cycliste entre la Basse-Ville et la Haute-Ville. Ce qui n'était pas encore fait un 25 juin...
























