Saint-Roch Technoculture: déjà plusieurs projets sur la table

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Saint-Roch Technoculture: déjà plusieurs projets sur la table

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Louis Leclerc a été choisi par Régis Labeaume pour lancer le projet sur ses rails.

Le Soleil, Steve Deschênes

Jean-François Néron
Le Soleil

(Québec) Alors que tout est à réaliser, le projet de faire du quartier Saint-Roch un carrefour international de la culture et des technologies suscite déjà un fort intérêt. Au moins sept projets sont sur la table, dont un d'une entreprise hors Québec.

Saint-Roch Technoculture est le nom du projet annoncé au printemps que souhaite développer le maire Régis Labeaume. Question de poursuivre l'essor d'un quartier qui semble s'essouffler.

Louis Leclerc trempe dans ce dossier depuis décembre. Celui qui était anciennement au Festival d'été de Québec travaille maintenant à temps plein au cabinet du maire sur la façon de réaliser ce gigantesque défi.

Alors que le démarchage auprès de l'entreprise privée fait partie de son mandat débuté seulement lundi, il a été surpris de constater que son téléphone sonne plus qu'il ne l'avait prévu. «La réponse du privé jusqu'à présent est bonne. Je sens que les gens attendaient ça. Il y a actuellement sept projets sérieux qui proviennent du privé. Ç'a même traversé les frontières du Québec. Un bon joueur canadien dans le domaine de la technoculture fait partie des sept.»

Une carte de visite

Saint-Roch Technoculture vise évidemment à convaincre des entreprises culturelles et technologiques à s'implanter dans le quartier, qui a déjà son fonds de commerce avec 1000 emplois créés dans les technos. Condition sine qua non à la réussite de l'objectif : inciter les créateurs et les travailleurs de ces entreprises à vivre dans Saint-Roch. Pour y parvenir, M. Leclerc rappelle que le projet prévoit la construction de 1000 unités de logement sur cinq ans.

Mais comment attirer tout ce beau monde? C'est là qu'entre en jeu, entre autres, l'installation d'un mobilier urbain unique et avant-gardiste. Une sorte de carte de visite du projet auprès de gens qui recherchent un milieu de vie particulier. «Il faut attirer

l'attention. Ça touchera la signalisation, les lampadaires, les bancs, jusqu'à la façade de certains édifices en DEL [diode électroluminescente]. Toutes les idées sont sur la table.»

D'ailleurs, la Ville et le ministère de la Culture investiront 1,2 million $ dans un concours de design qui sera lancé à l'automne où les artistes seront invités à repenser le mobilier urbain. Les premières réalisations retenues pourraient être vues dès l'an prochain.

Des écueils

Le développement de Saint-Roch présente aussi certains pièges à éviter, admet M. Leclerc. «Je me prends moi-même à parler peut-être plus des technologies que de la culture, alors que les deux sont tout aussi importants. C'est peut-être aussi parce que les artistes sont un petit peu plus difficiles à mobiliser. Il faudra y voir. Aussi, il faut faire attention à ne pas aseptiser le quartier. Il doit garder son âme.»

Évidemment bien difficile de chiffrer la réalisation du projet. En fait, il faudra compter sur des investissements privés, mais aussi sur des fonds publics.

D'ici cinq ans, M. Leclerc souhaite que le nouveau visage de Saint-Roch se fasse déjà connaître. Toutefois, ce n'est que d'ici

10, 15 ou 20 ans qu'on verra si la tentative d'aujourd'hui a atteint ses objectifs.

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