«Nous avons appris que l'octroi de financement du gouvernement fédéral pour ce projet serait imminent et que l'expansion pourrait être complétée en 2011», explique Yvon Lefebvre, président de l'AKVQ, qui a fait parvenir une lettre au maire de Québec.
M. Lefebvre est inquiet du fait que l'Autorité portuaire de Québec (APQ) puisse aller de l'avant avec son projet sans qu'il ne soit soumis à une évaluation ou à des audiences publiques par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement ou une commission fédérale d'examen.
Il indique que la réglementation fédérale sur les administrations portuaires ferait que le projet d'agrandissement ne serait soumis qu'à un examen préalable, soit une autoévaluation ne comportant aucune contrainte véritable, puisque l'exercice est à la discrétion de l'APQ.
Remblaiement
«Ce projet comporte un million de mètres cubes de remblaiement pour l'ajout d'un quai de 0,610 km de long et 0,375 km de large à l'intérieur de la baie. L'espace d'un kilomètre dont on disposait pour les planches à voile et les dériveurs, en parallèle avec les activités de plage, passerait à 300 m. On se retrouverait alors dans un trou d'eau, et tout le monde se pilerait sur les pieds!» illustre M. Lefebvre.
Le président de l'AKVQ souligne que la baie de Beauport est le lieu privilégié des amateurs de planche à voile et de kitesurf à Québec. «On y pratique 75 % de nos activités, alors le projet du Port de Québec nous mettrait des bâtons dans les roues», poursuit-il.
Outre les désagréments pour les membres de son association, M. Lefebvre souligne l'obstruction au panorama fluvial qui serait alors créée, la perte irréversible d'espace, la pollution par la poussière et le bruit des activités industrielles lourdes et l'accélération de l'ensablement et le risque d'envasement de la baie.
«Il est impératif que ce projet fasse l'objet d'un véritable processus d'évaluation dans lequel l'APQ ne serait pas à la fois juge et partie, particulièrement dans ce dossier où les impacts environnementaux considérables commandent une apparence transparence extraordinaire», conclut-il.










