La ministre Christine St-Pierre assure qu'elle surveillera de près le démantèlement, sans toutefois préciser de quelle façon s'exercera ce contrôle.
Le Soleil, Erick Labbé
La Ville de Québec a récemment autorisé le propriétaire des lieux, Jacques Robitaille, à démanteler les ruines de l'église qui trônent à l'entrée du Vieux-Québec. La structure doit être démontée pierre par pierre, numérotée et entreposée. Le promoteur doit ensuite obtenir un autre permis qui lui permettra de reconstruire un édifice au même endroit, auquel serait intégrée la façade. Puisque le terrain est situé dans l'arrondissement historique du Vieux-Québec, M. Robitaille doit obtenir l'autorisation de la Ville de Québec et du ministère de la Culture avant d'aller de l'avant avec le projet d'hôtel qu'il convoite depuis longtemps.
Mme St-Pierre a indiqué hier, en marge d'un point de presse, qu'elle se réjouissait de cette première étape vers la préservation des vestiges de l'ancienne église. Pour ceux qui craignent que la façade disparaisse à jamais, la ministre se fait rassurante. «Lorsque le promoteur voudra revenir avec son projet, il sait très bien qu'il doit y avoir une intégration qui vient parler de l'esprit des lieux et du passage de cette église-là. C'est ça qu'il est important de retenir. Je ne cherche pas de chicane avec personne, je cherche à ce qu'on respecte l'esprit de l'arrondissement historique et l'église Saint-Vincent-de-Paul faisait partie de ce patrimoine.»
La ministre St-Pierre assure qu'elle surveillera de près le démantèlement, sans toutefois préciser de quelle façon s'exercera ce contrôle. «Le document est très clair, mais oui, on va aller vérifier ce qu'il fait. Il doit le faire avec certains barèmes et certains critères», a-t-elle indiqué.
Au ministère de la Culture, on soulignait hier que le promoteur avait tout intérêt à démonter la façade dans les règles de l'art s'il veut obtenir le feu vert permettant la construction de son hôtel de 300 places.
Rappelons qu'en août 2006, Jacques Robitaille a entrepris la démolition de l'édifice sans avoir obtenu la permission du ministère de la Culture. Seule la façade a pu être sauvée de la démolition.





















