La Maison de Lauberivière récolte les fruits de son jardin urbain

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La Maison de Lauberivière récolte les fruits de son jardin urbain

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Marie Eisenmann, Francis Denault et Jonathan Laflamme veillaient au grain hier pour répondre aux questions de la soixantaine de visiteurs qui sont venus à la journée portes ouvertes du toit-jardin de la Maison de Lauberivière.

Le Soleil, Erick Labbé

 

Josianne Desloges
Le Soleil

(Québec) Ça pousse sur le toit-jardin de la Maison de Lauberivière! Hier, le public a été invité à constater de visu le potentiel des fameux bacs de culture Biotop, que les urbainculteurs s'emploient à faire connaître depuis l'automne dernier.

Le jardin urbain est le plus grand toit Biotop au monde, avec ses 500 bacs, dont 300 serviront à remplir les réserves de la cuisine de l'établissement. Les autres produiront des denrées pour le marché de solidarité sociale, à à peine 2 km de là, ou seront vendus à des particuliers. Plus de 2000 bacs, remplis de compost, d'engrais bio et de micories ont trouvé preneurs depuis le printemps.

«Ce qui est bien à Lauberivière, c'est que le projet donne une dimension positive. Le personnel est en train de composer un groupe de résidants motivés pour prendre soin des cultures», souligne Marie Eisemann, co-fondatrice des Urbainculteurs.

La journée portes ouvertes, ou plutôt toit ouvert, a attiré pas mal de curieux et de passionnés. Certains en ont même profité pour acheter quelques bacs, légumes compris, puisque la saison est déjà bien entamée.

Un seul regret pour les organisateurs, très peu de familles se sont présentées : «J'avais tout préparé pour initier les enfants au jardinage!», mentionne Marie Eisenmann, cofondatrice des Urbainculteurs. Les petits cartons quiz piqués dans les bacs en témoignent...

Qu'à cela ne tienne, la jeune femme a l'intention d'approcher les directions d'école dès l'automne : «C'est sûr que les enfants voudront manger des légumes s'ils les cultivent! En plus, la vente des produits transformé - comme de la confiture de cerises de terre - pourrait servir pour faire des levées de fonds pour des activités», explique-t-elle.

Ils étaient trois sur quatre à veiller au grain pour répondre aux questions de la soixantaine de visiteurs : Marie Eisenmann pour le volet «humain», Francis Denault pour la logistique et Jonathan Laflamme, l'homme à tout faire du jeune organisme. La quatrième roue du carrosse est architecte, et conçoit l'intégration des bacs au milieu urbain.

«La moitié des gens qui se présentaient à nos séances d'information dans nos bureaux de Limoilou n'avaient jamais fait de jardinage... Maintenant, on peut leur montrer ce que ça donne en vrai», explique Mme Eisenmann, particulièrement contente de la visite d'une dame du Centre de santé et des services sociaux des premières Nations, qui a trouvé que ce type d'agriculture, accessible à tous, «était idéal pour assurer la souveraineté alimentaire des communautés».

D'autres, comme les propriétaires de La Barberie, utilisent les bacs pour décorer leur établissement : «Mais on est en train de les convaincre de faire pousser des petits fruits pour aromatiser leurs bières», glisse Mme Eisenmann, qui nous donne rendez-vous dans quelques semaines pour les récoltes.

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