Le comité exécutif de la Ville a recommandé l'achat du terrain d'une superficie de plus de 2,3 millions de pieds carrés. Il est bordé par l'avenue D'Estimauville à l'est, l'autoroute Félix-Leclerc au nord et l'avenue Mayrand au sud.
L'achat de ce terrain sert à «répondre à la demande de terrains à des fins industrielles et dans le but d'aménager un parc de haute technologie», indique un document qui émane du comité. Ici, il faut lire que c'est à cet emplacement que pourrait être implanté NeuroCité, qui regrouperait des laboratoires et des centres de recherche sur le cerveau. Si le projet bat de l'aile actuellement, il n'est pas mort pour autant.
5 millions $
La Ville a déboursé 5 millions $ pour faire l'acquisition du terrain. Compte tenu du potentiel de l'endroit, la Ville croit que le prix négocié correspond à la valeur marchande, écrit-on encore. L'argent a été puisé à même un fonds de 16 millions $ accordé par le gouvernement du Québec. Cette somme avait été versée à la Ville à titre de compensation pour la perte du parc industriel de Saint-Augustin lors des défusions.
La Ville pouvait donc utiliser l'argent pour l'aménagement d'un nouveau parc industriel sur son territoire.
Ce n'est pas le seul terrain que convoite la Ville dans le secteur pour mener à bien son «nouveau projet global» de développement. Il y a deux semaines, le comité exécutif a imposé un droit de réserve sur la vente de l'ancien entrepôt de Metro
Richelieu. Le nouvel acquéreur voulait poursuivre l'usage d'entreposage, ce qui ne cadrait pas dans les plans de la Ville, qui pourrait procéder à une expropriation.
«On est contents.» C'est toute l'émotion qui sortait du maire Labeaume, habituellement plus expressif, lorsqu'il a enfin commenté, jeudi, la nouvelle du gouvernement fédéral de relocaliser ses 742 fonctionnaires dans un nouvel immeuble du secteur D'Estimauville.
M. Labeaume s'était bien tenu jusqu'ici de commenter l'annonce faite mardi par le ministre de Travaux publics Canada, Christian Paradis. Le maire avait été avisé la veille de la tenue d'une conférence de presse, mais il n'y avait pas été invité, indique-t-on à son bureau, ce dont se défend le fédéral.
En bout de piste, indique le maire, c'est que le projet s'intègre dans le projet de développement retenu par la Ville.













