«Le mot bravoure, ça réfère à l'engagement, à la fierté de ceux qui ont porté l'uniforme depuis plus de 100 ans, de la Première Guerre mondiale jusqu'à l'Afghanistan, dit-il. Ça réfère aussi à l'engagement de leurs familles et de leurs proches.»
Le député de Chauveau voit sa campagne comme un mouvement de démocratie participative. «Je sollicite l'appui des gens via mon site (www.gerarddeltell.qc.ca). On peut télécharger la lettre d'appui individuelle ou un formulaire permettant de faire signer des groupes», explique-t-il.
«Ce n'est pas un hasard si je lance ce mouvement aujourd'hui, le 21 septembre, Journée internationale de la paix. Notre demande sera déposée officiellement à la Commission de toponymie le 11 novembre, Jour du souvenir, qui honore la mémoire des soldats qui ont sacrifié leur vie pour nous permettre de vivre dans un monde de liberté.»
C'est en effet à la Commission de toponymie qu'il revient de faire des recommandations au gouvernement pour les changements de nom, et le député espère être en mesure de montrer que sa proposition jouit d'un appui populaire. «Je ne me fixe pas d'objectif en nombre de signatures. Du moment où on montre que notre geste est positif et souhaité par la population, je ne vois pas comment la Commission pourrait passer à côté d'une occasion aussi magnifique d'appuyer ceux qui choisissent la carrière militaire.»
Le député n'a pas sollicité l'appui d'autres parlementaires pour éviter d'en faire un débat politique. Il en a parlé au maire Labeaume, mais de façon informelle seulement. «Il n'est pas en désaccord. Il y a aussi d'autres gens qui m'ont dit qu'ils se manifesteraient publiquement au cours des prochains jours.»
Yvon Cotnoir, président de la section Québec (265) de la Légion royale canadienne, était présent à la conférence de presse. Il voit le projet d'un bon oeil. «Les gens expriment leur appui quand il y a des décès, mais à part ça, on n'en entend pas parler. Les militaires ont l'impression qu'on ne s'intéresse pas à eux s'il n'y a pas de morts. On avait une assemblée la semaine dernière, et tout le monde est en faveur de l'idée de M. Deltell. Sur la base militaire, les gens commencent à se passer le mot.»
Marie-Josée Huard, membre de l'Association des conjointes et conjoints de militaires canadiens (ACMC), appuie elle aussi l'idée «à 100 %»!
«C'est une belle reconnaissance des militaires et de leurs familles, qui les soutiennent quand ils doivent partir en mission. On trouve que le mot bravoure rejoint tout le monde», dit cette épouse dont le mari et aussi le frère, présentement en Afghanistan, font partie de l'armée.
«Je suis militariste et je ne m'en cache pas, conclut quant à lui Gérard Deltell. Mon père s'est battu sous les bombes allemandes et a été blessé pendant la deuxième grande guerre. Le point commun de tous les militaires, c'est toujours la bravoure.»
















