En mars, Le Soleil révélait la pénurie de terrains touchant Québec, la demande en construction étant deux fois plus élevée que les espaces disponibles. Après avoir demandé un «suivi», la Ville a constaté qu'il« existe un manque de terrains disponibles pour répondre à la demande anticipée de nouvelles maisons unifamiliales». En fait, il resterait des terrains pour seulement quatre à cinq ans, a récemment reconnu le maire Régis Labeaume.
Pour mettre fin à la pénurie - du moins en partie -, Québec grugera dans son territoire agroforestier, ces terres en friche qui ceinturent la ville. Cinq endroits ont été ciblés pour - dans le jargon municipal - étendre le périmètre d'urbanisation. Ceux-ci sont principalement situés dans les arrondissements de la Haute-Saint-Charles, au nord de Québec, et de Beauport, à l'est.
Un terrain de 80 hectares au sud de l'aéroport Jean-Lesage et l'ancienne ferme SMA dans D'Estimauville pourront accueillir des parcs industriels. Tous ces terrains ont été choisis parce qu'ils sont situés à l'extérieur du bassin versant du lac Saint-Charles, où
se trouve la prise d'eau de la ville.
Devant les questions insistantes de l'opposition, la décision du conseil municipal sur l'ajout de ces terrains a été repoussée à une autre séance.
Cet ajout de terrains est toutefois loin d'être suffisant. Québec évalue la demande à 15 000 maisons d'ici 2021. Or, il ne reste que 7000 terrains. En ajoutant 1600?espaces, il reste encore un écart de 6400 lots à trouver. Québec devra vraisemblablement demander la permission de construire sur des terres agricoles. Une procédure beaucoup plus difficile, la Commission de protection du territoire agricole devant alors donner son feu vert.












