Anne Guérette, conseillère indépendante sortante et candidate dans le district Vieux-Québec-Montcalm, adhère aux projets
de développement d'éco-quartiers présentés lundi. «C'est des beaux projets. Ces sites [D'Estimauville et Pointe-aux-Lièvres] se prêtent très bien à ce genre de quartiers comme on en voit à Vancouver et dans les pays scandinaves», estime l'architecte de profession.
«Ça va enlever un peu de pression sur le centre-ville», ajoute-t-elle, faisant référence à la volonté des élus d'occuper, parfois de façon trop précipitée, les terrains vacants du centre-ville. «Ça va ralentir les ardeurs. Lorsqu'on construit en ville, c'est comme si on faisait de la rénovation. Il faut un peu plus de doigté et de réflexion.
«Là, c'est un quartier neuf qu'on construit [...] pratiquement sur des terrains vagues. Ça devrait soulever l'adhésion de la population. Je n'ai vu aucun irritant dans le projet», ajoute-t-elle.
Même la construction projetée d'une haute tour d'habitation de 33?étages sur le terrain en bordure du fleuve qui sert actuellement de stationnement pour les véhicules récréatifs est vue comme une bonne chose. «C'est un élément phare de ce développement. Lorsqu'on construit en hauteur, il faut s'assurer de ne pas jeter d'ombre sur les voisins. Ici, ce n'est pas le cas.»
L'ancien chef du Renouveau municipal de Québec, Alain Loubier, participait aussi à la présentation. «Il y a quelque chose d'intéressant pour le quartier. Maintenant, il faut voir comment s'y prendre pour mettre ça en oeuvre. Les promoteurs ont aussi fait état des nombreux obstacles, fiscaux et autres, qu'ils devront franchir pour y arriver. De plus, la Ville ne détient pas toutes les réponses. Le gouvernement du Québec devra aussi être mis à contribution. Malgré tout, j'ose croire que l'horizon de 20 ans est réaliste.»
Cependant, M. Loubier note une contradiction dans le discours de l'administration Labeaume. «On parle de densifier le milieu urbain, mais aussi de revoir le périmètre d'urbanisation en rognant sur les terres agricoles autour de la ville et perpétuer l'utilisation de la voiture en développant toujours plus loin. À un moment donné, il faut trancher», conclut-il.















