La stratégie du comité populaire du quartier se dit plutôt en faveur de la construction de 500 unités de logements sociaux à long terme, un criant besoin dans Saint-Jean-Baptiste, où une large part des ménages consacrent plus de 50 % de leurs revenus au logement. L'emplacement de l'ancien Patro Saint-Vincent-de-Paul est d'ailleurs dans leur mire, souhaitant l'expropriation d'un propriétaire «délinquant».
Le porte-parole du comité populaire Saint-Jean-Baptiste, Mathieu Houle-Courcelles, dit ne pas avoir eu droit à une oreille très attentive des candidats d'Équipe Labeaume sur ces préoccupations, alléguant que ceux-ci souhaitaient que ces enjeux soient balayés sous le tapis.
Appuis politiques
La mention «à requalifier» qui était accolée à plusieurs stationnements dans le Programme particulier d'urbanisme (PPU) de la colline parlementaire fait bondir le comité. Les citoyens craignent que les élus soient tentés d'étendre au quartier de nouveaux projets comme ceux de l'agrandissement de Place Québec et de la construction d'un nouvel hôtel à l'emplacement de l'ancienne église Saint-Vincent-de-Paul, réclamant plutôt des parcs publics et plus d'espaces verts.
Le comité populaire a reçu l'appui de la candidate indépendante Anne Guérette du district Vieux-Québec?Montcalm et de Pierre Maheux du Renouveau municipal de Québec. Mme Guérette croit qu'il y a suffisamment de condos luxueux sur la colline parlementaire et qu'il faut maintenant attirer de jeunes familles pour dynamiser le quartier Saint-Jean-Baptiste.
«Il faut regarder les possibilités de rénover des bâtiments, de construire des logements abordables. Il y a des possibilités à Saint-Vincent-de-Paul et à Saint-Louis-de-Gonzague. Si on veut avoir une ville vivante dans le centre de notre ville, il faut faire des choix. Ce n'est pas normal que des fonctionnaires des environs ne soient pas capables de se payer un logement près de leur travail», a-t-elle conclu.











