«Quand vous avez 14 femmes et 11 hommes [élus dans votre parti], je pense que la réponse est claire. Il n'y aura rien en bas de la parité», a-t-il assuré lundi en point de presse. Hérité de la défunte mairesse Andrée Boucher, son ancien comité exécutif comptait cinq hommes et deux femmes.
Détendu au lendemain d'une victoire éclatante au terme d'un marathon électoral de 45 jours, le maire s'est fait plutôt avare de commentaires sur la composition de son prochain comité exécutif, donnant seulement quelques indices sur sa réflexion. S'il souhaite une parité des genres, pas question de viser une parité géographique en tentant d'équilibrer la représentation des six nouveaux arrondissements. Il dit vouloir privilégier avant tout «la compétence et les connaissances».
Un comité élargi
Question d'atteindre ses objectifs, le maire n'écarte pas l'idée d'élargir son comité exécutif qui comptait sept membres, lui inclus. «On verra», s'est-il contenté de dire. Mais alors qu'un seul membre de son ancienne garde rapprochée a pris sa retraite, M. Labeaume a dit s'attendre à la venue de quelques nouveaux visages. Et avec 25?élus, dont 12 nouveaux, il aura l'embarras du choix.
Reste que les deux actuels vice-présidents, Richard Côté et François Picard, semblent être, pour leur part, des incontournables. Après tout, les deux ont su défendre de difficiles dossiers ces dernières années, à commencer par les négociations avec les employés pour le premier et l'introduction des nouvelles règles d'urbanisme, longuement contestées par certains groupes.
Le sort des trois autres toujours en place, Lisette Lepage, Denise Trudel et Raymond Dion, est toutefois moins certain. Moins visibles, ceux-ci pourraient être appelés à remplir d'autres rôles, comme prendre en charge des présidences d'arrondissement.
Condamné à choisir
Mais pour atteindre la parité hommes-femmes, M. Labeaume est en quelque sorte «condamné» à ajouter un minimum de deux élues. Quelques «nouveaux visages» attirent déjà l'attention. À commencer par la nouvelle conÂseillère des Faubourgs, Chantal Gilbert. Cette artiste a fait campagne pour un centre-ville tourné vers les arts, une vision partagée par le maire.
D'autres têtes fortes risquent également de se trouver à l'avant-plan, comme Francine Lortie, ancienne présidente de la Chambre de commerce, ou encore l'ex-journaliste Julie Lemieux.
Questionné à savoir si sa candidate défaite Line-Sylvie Perron pourrait être appelée à travailler à son cabinet, M. Labeaume a répondu que celle-ci n'avait pas besoin d'aide pour poursuivre sa carrière.
















