La précédente convention collective liant les 410 pompiers de Québec et la Ville se terminait le 31 décembre 2006. Comme un arbitre ne peut imposer que des contrats de travail d'une durée maximale de trois ans, les deux parties se retrouveraient avec une entente valide jusqu'au 31 décembre 2009, quand l'arbitre aura rendu sa décision.
Et comme le processus d'arbitrage se terminera assurément au cours de l'année 2010, si ce n'est pas plus tard, les deux parties se trouveront dans une situation où elles devront pratiquement reprendre les discussions immédiatement à la conclusion de cet exercice.
Le président de l'Association des pompiers professionnels de Québec, Éric Gosselin, souhaite donc éviter cette nouvelle séance de négociations hâtive. À la suite du discours d'ouverture du maire Régis Labeaume lancé à l'endroit de ses employés, après sa réélection facile de dimanche dernier, M. Gosselin espère qu'il est possible de relancer les discussions avec la Ville et ainsi éviter le long et pénible processus d'arbitrage.
«Nous sommes prêts à enterrer la hache de guerre avec la Ville et regarder en avant pour l'avenir du service des incendies de la Ville de Québec, avance M. Gosselin. Nous avons pris beaucoup de retard dans l'implantation du schéma de couverture de risques et nous devrions prioriser le développement du service. Nous sommes prêts à négocier avec la Ville. Et nous sommes ouverts à signer un contrat de travail qui pourrait même aller jusqu'à cinq ans. Ainsi, nous pourrions mettre le processus de négociation derrière nous et passer à autre chose pour un certain temps.»
Loin d'une entente
Malgré cette ouverture de M. Gosselin, ce dernier reconnaît que les deux parties sont «très loin» d'une entente. Plusieurs points importants demeurent en litige, dont les salaires, les congés, le régime de retraite et d'assurances collectives.
En ce qui a trait au traitement salarial des pompiers, M. Gosselin refuse de dire exactement quelles augmentations il souhaite obtenir pour ses membres en vue du prochain contrat de travail. «On ne veut pas que nos membres perdent leur pouvoir d'achat», affirme M. Gosselin.
Ce dernier avance que la Ville leur offre 2 % de hausse de salaire dans la dernière année d'un contrat de trois ans. Les deux premières années seraient accompagnées d'un gel salarial.
M. Gosselin estime que la santé financière de la Ville de Québec permettrait à l'appareil municipal d'offrir des majorations de salaire qui permettent de respecter les demandes salariales des pompiers.
«Je ne pense pas que la santé financière de la Ville de Québec est en danger présentement, indique-t-il. On a même entendu le maire Labeaume dire que la Ville de Québec était prospère et que sa santé financière était très bonne.»
Selon M. Gosselin, les premières rencontres d'arbitrage auront lieu les 18 et 19 novembre, devant l'arbitre Denis Gagnon.
Le Soleil a tenté de différentes façons de joindre l'entourage du maire Labeaume afin de connaître ses impressions sur cette sortie de M. Gosselin, mais personne n'a donné suite à nos nombreux appels.












