Les deux parties ont débattu jeudi devant le Conseil à savoir si la grève que menaçait de déclencher le syndicat était légale, en vertu d'une décision antérieure. En juin, le Conseil avait statué que les syndiqués ne pouvaient déclencher la grève que lorsque le garage sera ouvert, le 28 novembre.
Fonctionnel ou non?
De son côté, pour justifier la grève, le syndicat prétendait que le garage est fonctionnel et que des employés y effectuent déjà certaines tâches d'entretien.
De l'autre, le RTC répondait que ces employés qui préparent l'ouverture ne sont qu'en rodage ou en formation.
C'est donc en faveur du RTC que le Conseil des services essentiels a tranché. «Le Conseil constate qu'il ne se fait pas d'entretien ni de réparation des véhicules au centre Métrobus, donc que le garage ne remplit pas la mission pour laquelle il est destiné. En conséquence, la grève prévue est illégale», peut-on lire dans un communiqué publié hier.
La direction du RTC, par voie de communiqué, s'est dite «heureuse pour sa clientèle». Le président du syndicat des employés d'entretien, André Carmichael, n'avait toujours pas rappelé Le Soleil, hier soir.
Les syndiqués et la direction de s'entendent pas sur les modalités d'application de la convention collective qui prévaudront au nouveau centre Métrobus. La direction demande plus de flexibilité dans la répartition des tâches et dans l'organisation du travail, alors que le syndicat est d'avis que l'ancienneté doit prévaloir.
Le RTC souhaite maintenant reprendre les discussions avec le syndicat et réaffirme sa volonté d'aller directement en arbitrage pour régler la question.











