«C'est impressionnant quand quelqu'un te dit qu'il a fait construire une aréna pour la moitié moins cher, mais faudrait qu'on s'en reparle dans sept ou huit ans. Est-ce que ça a commencé à rouiller, par exemple?» a expliqué M. Labeaume.
«Dans le prochain mandat, on va vraiment en faire beaucoup d'analyses comme ça, pour avoir des réponses, a-t-il ajouté. Parce que quand les gens disent "oui, mais ça coûte cher", il faut être capable de leur répondre. [...] Les gens des fois ne comprennent pas pourquoi on paye cher, et il va falloir leur expliquer que c'est payant.»
Le maire a également demandé à la fonction publique d'examiner les coûts supplémentaires que représente la construction de bâtiments en bois, comme au nouveau stade de soccer Chauveau. Mais il a d'emblée affirmé que «je pense que ça vaut la peine de payer un peu plus cher, pour différentes raisons. La meilleure est sans doute d'être solidaire avec les gens de l'industrie forestière au Québec, qui l'ont difficile ces temps-ci».
Cette position tranche avec celle que le maire avait défendue en janvier 2008, quand il s'était réservé le droit de prendre du bois de l'extérieur du Québec si cela coûtait moins cher à sa municipalité. C'est finalement de l'épinette noire de Chibougamau qui a servi à ériger la structure - principalement 11 arches massives de 1,85 mètre de hauteur sur 0,3 m de largeur et 72 m de longueur, pesant 32 tonnes chacune. Le toit lui-même n'est pas très lourd, mais la taille impressionnante des arches reste néanmoins nécessaire pour pouvoir supporter le poids de la neige en hiver, a précisé l'ingénieur François Moreau, qui a dirigé le projet.
«Monumental»
Étrenné lundi par une pratique de l'équipe des Caravelles de Sainte-Foy-Sillery, le stade aura coûté 19,9 millions $, incluant 1,5 million $ pour un terrain extérieur.
«On trouve toujours que ça coûte cher, mais une fois que c'est fait... Ça a quelque chose de monumental, surtout avec la structure de bois, c'est impressionnant. Il y a de quoi être fier», a commenté M. Labeaume.
Celui-ci a refusé de prendre le mérite de la réussite, l'appelant «le projet de Mme Boucher et de M. Picard [conseiller de Lebourgneuf et ?bras droit? du maire au conseil municipal]». Il a toutefois insisté pour dire qu'il avait «travaillé fort» pour que le budget prévu soit respecté, ce qui a été fait, dit-il, si l'on fait exception de coûts de près de 700 000 $ occasionnés par la découverte de gaz dans le sol du parc Chauveau, l'hiver dernier.















