«C'est un des cinq plus gros aux États-Unis, il parle français et il adore le Québec. Il va être payé le coût que ça vaut et je vous dirais qu'on ferait le même exercice au Québec et que ça nous coûterait à peu près la même affaire», a tenu à préciser M. Labeaume à l'occasion d'un point de presse, interrogé par un journaliste qui voulait savoir pourquoi la Ville n'avait pas embauché une entreprise québécoise pour trouver une image de marque à la capitale.
«On n'embarquera pas dans cette discussion-là», a-t-il ajouté, tentant de balayer la question. «Il a une perception différente du Québec. Il voit les gens du Québec comme novateurs. La perception qu'il a de nous autres est intéressante et c'est de ça que je voulais entendre parler. Je voulais ces yeux-là sur nous autres, des yeux complètement neufs. Pis j'ai le goût de faire affaire avec les meilleurs. Je ne dis pas que Cossette n'est pas bon, mais là, on a affaire à un king qui parle français», a finalement laissé entendre le maire.
Vendre aux jeunes
Ce dernier a aussi saisi l'occasion pour préciser le but de l'exercice. «L'idée, c'est de faire en sorte qu'on parle de la ville de Québec pour ce qu'elle est vraiment et non pas pour ce qu'elle paraît depuis trop longtemps. On est très versé dans l'innovation technologique, mais le monde pense encore qu'on est dans nos vieux murs [...] L'objectif est toujours le même : comment vendre la ville pour amener des jeunes. On a une ville trop vieille.»
Bien sûr, le tourisme sera touché, mais le maire pense d'abord aux jeunes familles. «Je me vois sur le campus de l'Université de Toronto et leur dire de venir passer un an à Québec et d'apprendre le français. Je me vois dans ma voiture passer le pont Jacques-Cartier. Le premier panneau qui est là, c'est Québec. On vend la ville de Québec et on dit aux jeunes de venir vivre une expérience à Québec.»
















