Luc Desjardins estime que la Société des traversiers du Québec va beaucoup trop loin avec cette mesure, qui aura notamment comme conséquence, selon lui, d'enlaidir le paysage des deux terminaux de la traverse. «On fait tout présentement pour embellir nos milieux de vie, et on nous arrive avec ce monstre visuel. La direction est en pleine psychose. Je me demande vraiment quelles études sur notre clientèle la direction a prises pour en venir à la conclusion qu'il fallait construire ça. Notre clientèle ne cause jamais de problème.»
M. Desjardins rappelle que lors des Fêtes du 400e de Québec, le service de traversier a été beaucoup plus sollicité qu'à l'habitude, et qu'en aucun temps la sécurité des usagers et du personnel n'a été en danger. «Je me demande qu'est-ce que ce sera après. On va nous demander de fouiller les passagers et leur voiture?»
Toujours surveillés
M. Desjardins avance que le resserrement des mesures visant à mieux contrôler l'accès à la salle des machines et à la timonerie aurait pu suffire. Il en a aussi contre la présence de nombreuses caméras de surveillance. «C'est jamais plaisant de savoir qu'on est toujours surveillés.»
Le président syndical soutient aussi que la direction de la Société des traversiers n'a jamais consulté ses travailleurs avant d'aller de l'avant avec ces mesures.










