«Je voudrais commencer par conclure l'entente, mais pour la Ville de Québec, ça va ressembler à 100 000 $. [Le contrat] est de plus de 100 000 $, mais c'est pas ce que j'ai lu dans les journaux», a dit M.?Labeaume en référence à un article du Soleil publié lundi matin. On y apprenait que des villes comme Toronto ont payé jusqu'à 4 millions $ pour refaire leur image de marque.
«À 100 000 $, c'est plus que raisonnable sur le marché de la publicité», a martelé le maire. Reste que le coût total du contrat devrait être plus élevé, mais Québec est à la recherche de «partenaires» pour partager la facture. Régis Labeaume s'est toutefois montré avare de commentaires sur les gens ou organisations intéressés à participer. «L'image de la ville de Québec, ça ne concerne pas que la Ville. Il y a d'autres partenaires, comme PÔLE», a-t-il simplement laissé tomber. Impossible ainsi de savoir si le privé pourrait contribuer.
Le maire a également tenu à répondre aux critiques soulevées par l'embauche de Clotaire Rapaile en précisant son mandat. Son travail n'est pas tant d'élaborer un logo que de trouver «une idée, un concept, des mots-clés [pour vendre Québec]. C'est son travail. C'est peut-être deux phrases, peut-être deux mots. I love New York, c'est pas long, mais ç'a fait du chemin», a indiqué M. Labeaume.
Ce dernier n'a visiblement pas apprécié les critiques entendues ces derniers jours sur l'embauche du Français travaillant dans la métropole américaine. «Comment on réagirait si les New-Yorkais disaient que Cossette, qui a un bureau à New York, ne peut avoir de contrats parce que ce sont des étrangers? Qu'est-ce qu'on dirait si SNC-Lavalin, qui est partout dans le monde, se faisait dire non pour des contrats à l'extérieur parce que ce sont des étrangers?» s'est emporté Régis Labeaume.
Citant les grandes compagnies québécoises présentes à l'étranger, comme Bombardier ou Cascades, le maire a déploré les critiques. «Je trouve bien triste ce que j'ai entendu ces derniers jours. C'est une façon bien chauvine et déplorable de réagir de la communauté des affaires de Québec.»
La part du gâteau
Adoptant un ton plus posé en point de presse, M. Labeaume a assuré que les entreprises québécoises auraient leur part du gâteau, M. Rapaille ne devant livrer qu'un concept, pas une campagne de marketing en bonne et due forme. «Les applications graphiques, la campagne marketing, s'il y en a une, ça va toutes être des entreprises de Québec qui vont pouvoir appliquer. Ce qui était important pour nous, c'est qu'on voulait un regard de l'extérieur», a-t-il dit, ajoutant qu'on «ne renie pas la capacité des entreprises québécoises».
Régis Labeaume a de plus tenu à défendre la valeur de ce spécialiste. «On peut en penser ce qu'on en veut, il est réputé. Il a travaillé pour de grandes entreprises, il est Français, habite New York et est éloquent sur le Québec.»


















