«Le problème avec M. Robitaille, c'est qu'on ne l'entend pas», s'indigne la conseillère des Faubourgs, Chantal Gilbert. En proposant d'exproprier l'hôtel durant la campagne électorale, celle-ci reconnaît avoir cherché en quelque sorte à le provoquer, à le faire sortir de son mutisme. En vain, l'artiste disant n'avoir reçu aucun coup de fil. «Pas même une lettre de bêtises.» Encore mercredi, Le Soleil a lui aussi tenté de parler au promoteur, mais celui-ci n'a pas donné suite à nos appels.
«Jusqu'à quel point veut-il collaborer avec la Ville et les citoyens pour faire quelque chose de bien? On ne le sait pas, on l'entend pas», poursuit Mme Gilbert. Celle-ci disait même ignorer si le promoteur avait bel et bien présenté un troisième projet à l'arrondissement La Cité-Limoilou, comme le rapportait mercredi le Journal de Québec. Celui-ci prévoirait un hôtel de plus petite taille que celui de 300 chambres d'abord envisagé.
Partisane de logements sur les terrains de l'ancien patro, Mme Gilbert ne ferme pas la porte à «un petit hôtel haut de gamme», tant qu'un ou d'autres immeubles viennent s'y greffer pour augmenter le nombre de résidants dans le secteur.












