Il faut dire que, avant cette rencontre surprise de jeudi, Le Soleil avait tenté de joindre M. Robitaille à maintes reprises, mais il n'avait jamais donné suite à nos appels.
M. Robitaille a par contre refusé de commenter clairement ce qu'il souhaite faire dans le dossier de la construction d'un hôtel à l'emplacement de l'ancienne église de la côte d'Abraham dont il ne reste que la façade. Alors qu'en 2003, il souhaitait y construire un complexe hôtelier de 300 chambres, il avait revu son projet au début de cette année. Il proposait d'incorporer la façade de l'église dans un projet d'hôtel. La façade aurait été démontée pierre par pierre, avant d'être intégrée dans le nouvel édifice. Rappelons que M. Robitaille avait entrepris la démolition de l'église sans posséder tous les permis nécessaires.
«Je pourrais dire n'importe quoi, mais pour le moment je ne sais rien», a-t-il répété à maintes reprises. «Dites-vous que lorsque je vais parler, ce sera la vérité.»
L'hôtelier n'a pas abordé directement la nouvelle publiée dans le Journal de Québec mercredi, dans laquelle on apprenait que M. Robitaille était prêt à revoir le projet qu'il souhaitait proposer, notamment en réduisant la taille de l'hôtel, pour faire de la place à des logements locatifs. Un projet concret aurait déjà été présenté à l'administration municipale.
«Tout ce qui a été dit sur ce projet, depuis le tout début, ce sont des mensonges», a-t-il affirmé.
Le maire de Québec et d'autres conseillers ont évoqué l'idée récemment d'utiliser cet emplacement afin d'y construire des logements locatifs. Une idée qui ne semblait pas plaire à M. Robitaille.
Ce dernier estime qu'une telle avenue ne serait pas rentable pour l'exploitant. Et si la Ville de Québec venait à prendre le contrôle de cette propriété, M. Robitaille avance que ce sont les contribuables qui paieraient de leurs poches, sur une longue période de temps. Il pense que les loyers versés par les locataires ne seront jamais en mesure de permettre à la Ville de faire ses frais avec un tel projet.
«Et c'est encore le payeur de taxes qui paiera de sa poche pour ça», a-t-il avancé.
La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, a indiqué plus tôt cette semaine que la façade de l'église ne devait plus obligatoirement être incorporée à un projet pour qu'une construction voie le jour à cet endroit. Malgré tout, M. Robitaille dit toujours être prêt à l'intégrer dans son édifice.
«On m'a offert des subventions pour ça, alors je suis bien prêt» à donner une place à la façade.
L'homme d'affaires disait être toujours en discussions avec «la Ville et le gouvernement» dans ce dossier qui a été très médiatisé. Et il croit qu'un développement majeur pourrait être annoncé la fin de semaine prochaine. L'hôtelier a par contre refusé de dire à quel genre d'annonce on pourrait s'attendre.


















