Le 24 septembre, Québec a convié les associations de commerçants et les autres groupes organisant des activités durant le temps des Fêtes pour leur présenter son projet. Il ne s'agit pas tant d'organiser un spectacle à grand déploiement comme avec le Cirque du Soleil l'été durant, mais plutôt d'assurer une animation de Noël en continu tout au long de décembre. Et ce, du Vieux-Québec à Saint-Roch en passant par le Vieux-Port, sans oublier le Trait-Carré de Charlesbourg. Bref, une sorte de parcours festif.
L'idée s'inspire de deux événements en Europe qui attirent chacun des millions de visiteurs chaque année. À commencer par les marchés de Noël de Strasbourg, une tradition remontant à 1570... soit avant même la fondation de Québec! La ville française qui s'est baptisée la «capitale de Noël» anime une quinzaine de places au coeur de la ville, chacune selon une thématique propre.
L'idée de l'administration Labeaume emprunte également à Plaisirs d'hiver, présenté chaque hiver à Bruxelles, en Belgique. Cet événement propose un parcours de deux kilomètres d'activités hivernales. Grande roue, patinoire, illuminations de bâtiments : la capitale belge carbure à l'esprit des Fêtes tout au long de décembre.
Échecs versus 400e
L'idée n'est pas nouvelle à Québec, les précédentes tentatives ayant échoué ces 10 dernières années. En 2005, Québec fête Noël mourrait au feuilleton tout comme Vieux-Québec sous la neige quelques années auparavant. Les organisateurs avaient décidé de baisser les bras devant leurs difficultés à trouver du financement, n'arrivant pas à faire consensus parmi la trentaine d'événements à saveur de Noël animant déjà Québec chaque mois de décembre.
«Avec l'arrivée du Fonds des événements, on sent que les ingrédients sont réunis», estime maintenant Daniel Gagnon, de l'Office du tourisme de Québec. «Noël est une période assez critique. C'est quand même plus fort que janvier et février, mais c'est presque la basse saison.»
Trop tard pour cette année
Québec ayant convoqué sa rencontre avec les groupes à la fin septembre, il était toutefois trop tard pour lancer le projet dès cette année. La Ville a donc plutôt décidé de mieux financer quelques événements déjà en place.
Ainsi, le petit marché de Noël allemand lancé l'année dernière deviendra grand cette année. Ses organisateurs ont en effet réussi à la fois à recevoir une commandite de Simons et un coup de pouce de 22 000 $ du Fonds des grands événements. Après une modeste première - un après-midi dans une petite salle de Sillery -, l'événement déménage maintenant dans la cour de la cathédrale anglicane Holy Trinity, du 4 au 6 décembre.
«Québec est tout indiquée pour un marché de Noël. La Ville ressemble beaucoup aux villes européennes», souligne l'une des instigatrices, Susanne Bergmann. Les visiteurs pourront ainsi déambuler entre des cabanes en bois pour déguster du vin chaud, des saucisses grillées et même du pain d'épice - question de faire honneur au conte allemand Hansel et Gretel. Et, tradition allemande oblige, le père Noël cédera sa place à Nikolaus.












