«En ce moment, il n'y a pas de neige; c'est comme en ville», se désole Samantha McKinley, porte-parole des centres de ski du Mont-Sainte-Anne et de Stoneham. Si le temps chaud fait sans doute le bonheur des joggeurs qui n'ont pas encore remisé leur short et leur t-shirt, de nombreux skieurs commencent peut-être à ronger leur frein.
«La situation est généralisée à toute la côte Est. J'ai parlé avec des gens de Mont-Tremblant et de l'Estrie qui sont dans le même bateau. Il fait trop chaud pour produire de la neige de qualité. Les températures assez froides pour faire de la neige ont lieu très tôt le matin, entre 4h et 7h. Et souvent, les blocs de temps froid ne sont pas assez longs pour qu'on démarre les machines. De plus, avec le réchauffement prévu durant la journée, on juge que ça ne vaut pas la peine car on perdrait la neige», indique-t-elle depuis Boston où elle assistait au salon de ski de l'endroit.
Selon le calendrier des opérations du Mont-Sainte-Anne, une préouverture devait avoir lieu la fin de semaine des 14 et 15 novembre. L'ouverture officielle était prévue samedi. «C'est sûr qu'on a hâte qu'il fasse plus froid. Là , ce qu'on espère, c'est que la météo sera clémente pour qu'on puisse ouvrir la semaine prochaine, le 28. Mais il faut vraiment attendre que le temps froid se réinstalle de façon plus stable.»
Les canons sont prêts
Pour produire une neige de qualité, le mercure doit descendre à moins cinq degrés, poursuit Mme McKinley. «On préfère ne pas enneiger quand il ne fait pas assez froid. Quand il fera assez froid, on mettra les canons en marche et ça ne prendra pas beaucoup de temps.»
Si Dame Nature coopère, deux pistes pourraient ouvrir samedi prochain à Mont-Sainte-Anne et une à Stoneham. Samantha McKinley croit que pour l'instant, seuls les vrais mordus s'impatientent. «Au début de la saison, la clientèle est surtout composée des abonnés qui n'en peuvent plus et des vrais mordus qui vont courir la première piste. C'est sûr que tout le monde ronge un peu son frein. Mais ce n'est pas encore inquiétant même si on a vraiment hâte que ça commence.»
«Nos canons sont prêts, nos équipes sont prêtes. Tout ce qu'on attend, c'est une vague de froid», affirme pour sa part Isabelle Vallée, porte-parole du centre de ski Le Massif de Charlevoix. «Cette vague de temps chaud est une source d'inquiétude pour nous, mais ce n'est pas catastrophique compte tenu du fait qu'on doit ouvrir le 5 décembre. En ce moment, on profite de chaque fenêtre de temps froid pour fabriquer de la neige. On espère ouvrir au début décembre, mais c'est entre les mains de Dame Nature.»
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