Le terrain de la côte d'Abraham appartient au promoteur hôtelier Jacques Robitaille, qui souhaite y établir un hôtel depuis plusieurs années.
Inquiète, Mme Guérette fera valoir ce soir, lors de la séance du conseil municipal, sa demande de mise en réserve de l'endroit qui n'avait pas été acceptée par le conseil. «Je sais que je n'ai pas l'appui d'Équipe Labeaume, mais je crois que c'est important qu'on mette le terrain en réserve, le temps de s'asseoir et de savoir quel projet on veut faire là, si on exproprie en tout ou en partie», a-t-elle commenté hier.
Évaluer l'avenir du secteur
«On me répond non en me disant que le PPU garantit qu'il y aura consultation publique quant à l'avenir de ce site. Je veux bien, mais à l'arrondissement, on me dit que si M. Robitaille dépose demain une demande de permis qui respecte le zonage, le permis lui sera accordé et le projet suivra son cours», indique-t-elle.
«Alors, même si la conseillère du district des Faubourgs, Chantal Gilbert, a crié haut et fort qu'il pourrait y avoir expropriation pour un autre projet, M. Robitaille semble avoir la possibilité de démarrer son projet immédiatement», enchaîne Mme Guérette, qui souhaiterait au moins que le promoteur attende que les audiences du PPU soient complétées avant d'aller de l'avant.
«Le PPU, c'est une vision de l'avenir du secteur, alors il serait illogique qu'on donne un permis de démolition ou de construction dans le secteur avant que cet exercice soit complété. Il ne faut pas se faire refaire le coup de la chapelle des Franciscaines, qui a été démolie sans consultation en plein PPU!» conclut-elle.











