Le projet a débuté en 2002. Sans tambour ni trompette, l'administration municipale a acquis des terrains et aménagé quelques sentiers. Aujourd'hui, elle est propriétaire du tiers de la montagne, la plus haute de la ville. Des négociations sont en cours pour que le gouvernement du Québec (ministère des Transports) cède à la Ville la tête de la montagne, dont il est propriétaire. Des particuliers possèdent de petits lots sur l'autre tiers. La Ville a aussi amorcé des discussions avec eux.
«Jusqu'à maintenant, on a surtout travaillé le bas de la montagne du chemin Bel-Air jusqu'à l'église. En plus des sentiers, on a construit un belvédère et mis du mobilier et de la signalisation», explique Jacques Grantham, directeur du service de l'environnement à la Ville.
Le présent programme triennal d'immobilisations (2010-2012) prévoit un investissement de 2,1 millions $ pour aménager d'autres pistes qui serviront essentiellement à la pratique de la marche et du ski de fond. Une partie du mont sera accessible pour la pratique du vélo, précise M. Grantham. Le développement du parc du mont Bélair devrait être complété en 2014 au terme de 12 ans de travail.
Le directeur rappelle que c'est un parc de «conservation». Les activités qui s'y dérouleront seront donc restreintes.
Le mont Bélair totalisera 850 hectares. Pour M. Grantham, il revêt un caractère particulier dans un plan d'aménagement d'ensemble du territoire. «Son importance réside dans le fait que c'est la plus haute montagne de la ville. C'est un parc accroché au massif forestier qui est doté d'une faune et d'une flore extraordinaire, des milieux humides et une vue exceptionnelle sur la ville, énumère M. Grantham. Ça complète l'offre avec l'aménagement de la rivière Saint-Charles au centre et le camping Beauport et la Montagne des Roches dans l'est à Charlesbourg.»











