Église St-Vincent-de-Paul: plus de 20 ans de controverse

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Le projet ne fera pas encore l'unanimité sans... (Illustration Pierre Martin, architecte)

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Le projet ne fera pas encore l'unanimité sans doute, mais le promoteur et les principaux acteurs publics sont en voie de s'entendre pour développer ce site important aux portes du Vieux-Québec.

Illustration Pierre Martin, architecte

François Bourque
Le Soleil

(Québec) Après plus d'une vingtaine d'années de débats, de controverse et d'inertie, il semble bien que la saga de l'ancien patro Saint-Vincent-de-Paul tire à sa fin.

Le projet ne fera pas encore l'unanimité sans doute, mais le promoteur et les principaux acteurs publics sont en voie de s'entendre pour développer ce site important aux portes du Vieux-Québec.

Des comités de citoyens du quartier Saint-Jean-Baptiste et la conseillère indépendante du Vieux-Québec, Anne Guérette, auraient préféré que le terrain soit entièrement consacré à l'habitation. Cet automne, deux candidates d'Équipe Labeaume s'étaient aussi montrées favorables à une expropriation du site.

Le promoteur Jacques Robitaille et son architecte Pierre Martin sont cependant convaincus que l'endroit convient mal à l'habitation à cause du bruit et de la circulation lourde à l'intersection côte d'Abraham-Dufferin-Montmorency.

Ils envisagent plutôt de l'habitation dans la côte d'Abraham, sur le terrain voisin de l'ancien patro, connu comme le Garage Jojo et propriété de M. Robitaille.

Des discussions sont en cours avec la Ville pour clarifier la capacité du site, à la suite de récents changements au zonage. Le promoteur aimerait construire jusqu'à une quarantaine de logements; tel que rédigé, le zonage n'en permettrait qu'une dizaine.

La conseillère du district des Faubourgs, Chantal Gilbert, qui avait parlé en campagne d'exproprier le site, croit aujourd'hui que ce serait un «mauvais message aux promoteurs», sans parler des délais et des coûts pour les citoyens advenant une procédure devant les tribunaux.

Au moment de notre conversation il y a quelques jours, elle n'avait pas encore vu le nouveau projet mais s'est dite heureuse du «dénouement» qui prévoit de l'habitation sur le terrain du Garage Jojo et permettra de passer enfin à «l'action».

Le promoteur Jacques Robitaille propose par ailleurs à la Ville d'aménager un «jardin de sculptures» dans la portion de la rue Saint-Augustin qui mène à l'escalier Lépine puisque l'accès au stationnement de l'hôtel se fera plutôt par Dufferin-Montmorency.

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