Bottin des loisirs: aussitôt aboli, aussitôt rétabli

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Régis Labeaume se décrit comme un grand utilisateur... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Régis Labeaume se décrit comme un grand utilisateur du bottin des loisirs.

Le Soleil, Patrice Laroche

Pierre-André Normandin
Le Soleil

(Québec) La Ville de Québec a de nouveau proposé d'abolir dans son budget 2010 la distribution au porte-à-porte du bottin des activités offertes par le Service des loisirs. Et pour la seconde fois, le maire a dit non. Pas question pour Régis Labeaume de faire disparaître le document, même si son contenu se trouve désormais en ligne.

Devant l'effort de compression demandé aux unités administratives de la Ville, le service à la clientèle a annoncé jeudi dans sa présentation aux élus vouloir mettre fin à la distribution au porte-à-porte du bottin, une dépense de 200 000 $. Après tout, s'étaient dits les responsables, l'information est maintenant accessible dans le site de la Ville. Suffit d'organiser une campagne pour indiquer aux gens que l'information est maintenant en ligne.

C'était sans compter Régis Labeaume, qui se décrit comme un grand utilisateur du bottin. À son arrivée à la Ville, il avait d'ailleurs renversé la décision d'abolir le guide, qui n'était plus distribué que dans quelques arrondissements pour au contraire l'étendre à tous les coins de la ville. L'année 2009 aura d'ailleurs été la première où le document était distribué au porte-à-porte à tous les citoyens.

«L'argent va être là»

Et le scénario se répète encore une fois. «L'argent va être là», a assuré le premier magistrat quelques minutes à peine après l'annonce. C'est qu'après avoir pris connaissance de la décision, le maire a convoqué le directeur général de la Ville, Alain Marcoux, pour lui demander de rayer cette compression du budget.

Régis Labeaume n'était pas le seul élu à tenir au guide familial. La conseillère Marie-France Trudel (Sainte-Thérèse-de-Lisieux) a rappelé que les organismes communautaires de Beauport avaient subi une forte baisse du nombre d'inscriptions avec la disparition du bottin, voilà quelques années. Devant les ratés, l'arrondissement avait même dû faire marche arrière dès l'année suivante et relancer la distribution au porte-à-porte.

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