«M. Bussières fait de la démagogie sur les taxes, c'est de la très, très, très petite politique. Il dit que je n'ai pas rempli mes promesses, mais c'est un mensonge», a commenté le maire dans son bureau à la suite de l'étude du budget hier.
Pour appuyer ses dires, le maire a brandi un tableau de Statistique Canada présentant les indices des prix à la consommation (IPC) pour les plus grandes villes du Canada, montrant que pour la ville de Québec, l'IPC avait augmenté de 2 % de novembre 2008 à novembre 2009.
«Notre hausse de taxes est de 2,25 % après une année de récession, elle était de 2,3 % l'an dernier. Nous nous contentons d'augmenter de 2,25 %, même si tout le monde dit qu'il y aura une poussée inflationniste», poursuit le maire.
Yvon Bussières avait évalué à 0,7 % l'IPC et déclarait donc que la hausse de taxes décrétée par l'administration Labeaume était trois fois plus élevée que l'inflation réelle. Il avait accusé le maire de profiter de sa récente réélection pour annoncer des hausses plus importantes.
«M. Bussières m'accuse de rouler la population en utilisant de fausses données. Il n'y a que Statistique Canada qui puisse gérer l'IPC! Ça n'a aucun sens de mentir à la population sur un sujet aussi délicat que les taxes», a poursuivi le maire, visiblement en furie contre le conseiller indépendant.
«À dire de telles choses, il aura des problèmes de crédibilité à l'avenir! Quand on ne connaît pas ça, on ne parle pas! Il aurait avantage à se remettre les yeux vis-à-vis les trous, sinon il ne fera pas long de même!» a illustré le maire en terminant.











