«Le maire Labeaume en avait fait un engagement électoral, mais maintenant son conseil municipal refuse d'aller de l'avant! Les gens du Marché du Vieux-Port attendent cet investissement avec impatience. Dans les circonstances, il est difficile pour eux de faire des projets d'avenir», déclarait samedi Mme Guérette.
La conseillère souhaitait voir la somme être puisée dans le plan triennal d'immobilisations 2010-2012. «Quand j'ai vu que ce n'était pas dedans, j'étais surprise et déçue», poursuit-elle.
Études
Pour justifier sa décision de ne pas donner suite à l'avis de proposition, le conseil a souligné que les études portant sur le Marché du Vieux-Port n'étaient pas encore complétées et que la Ville ne disposait donc pas de l'information nécessaire pour prendre une décision éclairée. Les études en question, dont les résultats étaient attendus cet automne, concernent le niveau de contamination du terrain, la possibilité de maintenir le marché à son emplacement actuel et l'option de le déménager dans un autre secteur.
Le maire Labeaume a déjà dit souhaiter garder le marché dans le Vieux-Port. Cependant, si le terrain est considéré comme contaminé, il sera interdit d'y creuser sans le dépolluer auparavant, des travaux qui coûteraient plusieurs millions de dollars et nécessiteraient d'importants délais.
Anne Guérette estime que le Marché du Vieux-Port a un urgent besoin d'une cure de jouvence. «Les installations sont loin d'être à la hauteur de ce qu'elles devraient être. Les commerces sont à l'étroit, l'état des lieux est vétuste, et l'alimentation en eau potable est inadéquate», poursuit-elle.
«Il faudrait vraiment que la Ville agisse rapidement, car le Marché du Vieux-Port est devenu un pôle touristique et une vitrine importante pour les produits du terroir. Je me suis engagée auprès des marchands et je demeure avec eux là-dedans», conclut-elle.






















