N'eût été l'augmentation du budget de fonctionnement, la hausse moyenne serait de 1,6 %, a expliqué, lundi, la mairesse Danielle Roy Marinelli, à la présentation du budget de la Ville de Lévis. Toutefois, «des exigences budgétaires imprévues de nature environnementale et administrative» font augmenter ce taux à 2,9 % en moyenne, incluant les services municipaux.
Dans les imprévus, il faut classer les revenus de l'assiette fiscale, qui n'ont pas été à la hauteur des attentes. Lévis n'a amassé que 2 millions $ supplémentaires de nouveaux revenus, alors qu'elle avait projeté empocher 5,4 millions $. «Ce sont des estimations qui étaient un peu trop élevées», reconnaît Mme Marinelli.
Baisse de revenus
«Plusieurs constructions résidentielles n'ont pas été faites», précise-t-elle pour justifier la baisse des revenus anticipés. Autre contrecoup de la crise, les cotisations de la Ville aux régimes de retraite des employés a augmenté de 1,3 millions $.
Le budget 2010, en hausse de 6,9 millions $ par rapport à cette année, atteint 188 350 000 $. La croissance des dépenses s'observe dans plusieurs postes budgétaires. À elles seules, les ententes de travail (incluant les indexations et les changements d'échelon) coûtent 2,9 millions $.
À cela, il faut ajouter 876 000 $ pour l'embauche de personnel au service de police, une hausse de 600 000 $ du budget de déneigement (maintenant basé sur une accumulation saisonnière de 308 cm), 550 000 $ de nouvelles redevances gouvernementales liées aux matières résiduelles et une augmentation de 500 000 $ du service de la dette.
Transport
La question du transport demeure encore un sujet sensible et coûteux. Lévis, toujours en attente d'un règlement avec le gouvernement du Québec pour un manque à gagner de 1,2 million $ par année depuis 1991, a fait passer de 5,8 à 6,8 millions $ sa contribution à la société de transport pour appliquer son plan de développement du réseau.
Malgré ces hausses de dépenses, Mme Marinelli se réjouit du fait que Lévis est encore celle qui affiche les dépenses de fonctionnement par habitant les moins élevées parmi les neuf plus grandes villes de la province. «Nous sommes à 1263 $ par personne, alors que la moyenne est de 1981 $», souligne-t-elle.
Taxes
Hausse moyenne par secteur*
Pintendre...................................3,9 %
Charny.......................................4,8 %
St-Rédempteur.........................2,7 %
Ex-Lévis......................................2,6 %
St-Nicolas..................................3,1 %
Ste-Hélène-de-Breakeyville......6,3 %
St-Romuald...............................1,3 %
St-Jean-Chrysostome...............2,7 %
St-Étienne-de-Lauzon..............3,1 %
St-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy..3,1 %
*La variation de la moyenne dépend de la dette imputable à chaque ex-ville lors de la fusion.












