Invité à retirer ses propos, le maire Régis Labeaume s'est exécuté... non sans lancer une dernière pointe.
Le Soleil, Erick Labbé
Le conseiller indépendant Yvon Bussières a demandé hier soir au maire Régis Labeaume de cesser de l'affubler du sobriquet «saint Yvon» comme il le fait depuis l'élection. «Oui, je suis catholique effectivement. J'ai la foi et je suis pratiquant. Dire ?saint Yvon?, ça peut être interprété comme une blague si c'est dit avec humour. Mais dans le contexte, c'est un manque de respect», a déploré l'élu de Saint-Sacrement-Belvédère.
Le maire venait de mener une charge contre lui en multipliant les clins d'oeil à sa pratique religieuse. «Est-ce que le mensonge est un péché capital ou véniel?, a-t-il questionné. Quand on est en voie vers la sainteté, on peut pas commettre ce genre de péché. Et mon collègue Bussières en abuse abondamment.»
Invité à retirer ses propos par le président du conseil, Jean-Marie-Laliberté, le maire s'est exécuté... non sans lancer une dernière pointe en évoquant la mémoire du martyr Saint-François-le-juste. Et M. Laliberté de lui répondre : «Désolé, je ne suis pas assez le baseball.»












