Beaucoup de sièges vides pour le budget de «l'agglo»

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 200 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Jean-François Néron
Le Soleil

(Québec) L'adoption du budget d'agglomération, hier, à l'hôtel de ville de Québec, tend à démontrer encore une fois l'inutilité de tenir des séances publiques auxquelles n'assistent généralement aucun journaliste ni citoyen, pas même les représentants de L'Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin, qui y injectent pourtant la moitié de leur budget respectif.

Le conseil «d'agglo», ainsi communément appelé, gère les dépenses qui touchent l'ensemble du territoire de Québec, y compris celui des villes de L'Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin. Pensez aux dépenses relatives à la police ou aux équipements dits «régionaux». En 2010, Saint-Augustin versera 15,4 millions $ au budget de l'agglomération; L'Ancienne-Lorette, 10,9 millions $. Le budget total s'élève à 570 millions $, dont environ 96 % est versé par Québec.

Hier, seuls les représentants du maire Labeaume ont assisté à la séance visant l'adoption du budget. De l'autre côté de la salle, aucune délégation des autres villes. Joint à son bureau une heure après l'adoption, le maire Émile Loranger explique son absence.

«Nous ne sommes pas en guerre», précise-t-il d'entrée de jeu. D'autant plus que son collègue de Saint-Augustin, Marcel Corriveau, et lui-même ont obtenu récemment gain de cause après avoir demandé une diminution de leur quote-part. «Je n'aime pas les simulacres de démocratie. Ces réunions sont inutiles dans le sens où il n'y a rien qu'on puisse changer. Même si je n'étais pas d'accord avec la tenue du Festival aérien, ça change quoi?» demande-t-il, faisant référence à la majorité des votes que détient Québec.

Pour lui, il est inutile de débourser un million de dollars annuellement pour maintenir cette structure. «L'agglo, c'est strictement administratif. C'est un paquet de troubles. Les réunions sont une perte de temps et il y a de la paperasse. Lorsque j'ai besoin de parler de quelque chose, je prends le téléphone et j'appelle M. Labeaume», illustre-t-il.

M. Loranger insiste sur le fait que ce n'est pas un blâme, mais un constat d'inefficacité du «fonctionnement de la prise de décision». «Ça marche peut-être à Montréal, où il y a 13 villes défusionnées. Là, ça peut brasser.» Il comprend, pour l'instant, que le maire Labeaume ne veuille pas changer le système parce qu'une demande doit être adressée au gouvernement du Québec, qui a décidé de la structure après les défusions de 2005. Comme quoi les rencontres en 2010 risquent encore de se tenir devant des salles vides.

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer