Cet automne, une nouvelle évaluation des coûts de construction d'un anneau de glace couvert avec, en son centre, deux patinoires olympiques a été réalisée. Elle fait passer la note de 58,7 millions $ à 68 millions $, a appris Le Soleil, jeudi.
Une grande partie de la hausse s'explique par une actualisation du coût des matériaux en fonction des années 2013-2014. Le rapport précédent s'est basé sur l'année 2008.
Les plans ont aussi été modifiés de manière à permettre aisément l'agrandissement du bâtiment de 1500 places advenant que Québec obtienne des Jeux olympiques. Il serait alors possible de faire des modifications sur l'une des extrémités - à un prix encore inconnu - pour accroître la capacité d'accueil de l'endroit à 5000 personnes.
«Les coûts ont augmenté, mais on a aussi inclus des éléments dont les premiers estimés ne tenaient pas compte comme des honoraires professionnels, des réserves pour imprévus, les taxes...» fait valoir le conseiller François Picard, vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec.
Dans son programme triennal d'investissement (PTI), le maire de Québec, Régis Labeaume, qui connaissait les nouveaux chiffres avant la dernière campagne électorale, a réservé 11 millions $ pour faire progresser le projet d'anneau de glace. La participation financière des gouvernements fédéral et provincial est requise pour l'infrastructure. Ils ont en main les études actualisées depuis octobre, indique M. Picard.
Le conseiller souligne par ailleurs la vocation communautaire de l'anneau de glace. «On a prévu deux glaces à l'intérieur de l'anneau pour que l'équipement ne soit pas réservé seulement à l'élite, mais surtout aux citoyens, note-t-il. Ça a un coût.»
Il ajoute que l'anneau dont s'est dotée Vancouver pour la tenue des Jeux d'hiver a coûté 168 millions $ et qu'il ne servira plus d'anneau de glace après les Olympiques.
L'incertitude plane toujours quant à l'endroit où devrait être localisé l'anneau de Québec. Au moins trois endroits sont envisagés : l'emplacement actuel de l'anneau de glace Gaétan-Boucher à Sainte-Foy, ExpoCité ou sur le campus de l'Université Laval. Le recteur de l'Université, Denis Brière, n'est pas contre l'idée d'accueillir l'infrastructure, mais ne voudrait pas en assumer seul les frais de fonctionnement.
Le bâtiment doit mesurer 200 mètres sur 90 mètres, et abriter un anneau de glace de 400 mètres.
Le président du comité Équipe Québec, Claude Rousseau, qui doit préparer la capitale pour une candidature olympique en 2022 ou 2026, a déterminé trois équipements essentiels : un anneau de glace, un nouvel amphithéâtre et une montagne qui satisfait aux standards olympiques.











