La Ville menace de réduire de près de 20 % le service d'autobus en mars si une entente n'est pas conclue avec le gouvernement pour le versement de la totalité des montants de 30 $ pour le transport en commun payés par les résidants de Lévis lors du renouvellement des plaques d'immatriculation.
Depuis plusieurs années, Lévis, qui ne reçoit qu'une partie des contributions de 30 $, s'est vu privée ainsi de plusieurs millions de dollars. «Ça passe ou ça casse. On est rendu au bout de notre chemin. C'est pas notre volonté de réduire le budget de la Société de transport de Lévis. Ce sera la faute au gouvernement. Si jamais il n'y a pas de négociations avec le ministère des Transports, il va falloir qu'on coupe dans les services», a répondu sans détour, hier soir, la mairesse Danielle Roy-Marinelli au président du syndicat des chauffeurs de la STL, Guy Blais, lors de la période des questions à la réunion du conseil municipal.
M. Blais a indiqué que l'hypothèse de réduire les services qui sont déjà insuffisants selon plusieurs usagers avait créé un sentiment de panique. Pour boucler son budget dans l'éventualité d'un échec des négociations, on envisagerait de couper le service de 5000?heures dans l'ouest de la ville et de 26 000 heures dans l'est ou dans l'arrondissement Desjardins, entraînant, par la même occasion, la mise à pied de 19 chauffeurs et l'abandon de plusieurs circuits.
La mairesse a indiqué que les pourparlers n'étaient pas rompus avec le ministère des Transports et qu'une rencontre avec le ministre Julie Boulet était prévue d'ici la fin du mois. Elle se donne jusqu'à la fin de février pour en arriver à un règlement.
Mme Roy-Marinelli est convaincue que l'expert nommé l'an dernier par le gouvernement pour revoir le financement accordé pour le transport en commun a donné raison à Lévis. Elle mise également sur le député libéral de Lévis, Gilles Lehouillier, qui s'était engagé à obtenir pour Lévis sa juste part des contributions de 30 $ pour le transport en commun.










