«C'était vrai il y a quelques années, mais ce ne l'est plus. Cette année, la contribution de la Ville à la Société de transport de Lévis a été augmentée à 6,5 millions $. En plus, nous avons ajouté une somme de 2,2 millions $ pour éponger une partie du déficit accumulé de la Société. Au total, c'est 8,7 millions $ que nous avons alloué au transport en commun en 2010», a-t-elle soutenu, hier, au cours d'un entretien avec Le Soleil.
«Aujourd'hui, la Ville fait sa part pour le transport en commun. On se rapproche de la moyenne ce que les grandes villes du Québec investissent per capita dans le transport en commun», a-t-elle ajouté.
La mairesse maintient sa menace de réduire le service de 20 % en mars s'il n'y a pas entente d'ici la fin de février sur le transfert de toutes les contributions de 30 $ pour le transport en commun payées par les Lévisiens avec leur plaque d'immatriculation. «Si on veut développer ce service, il faut que le gouvernement accepte de nous verser le plein montant des contributions de 30 $ pour le transport en commun payées par les Lévisiens. Le gouvernement prive Lévis d'une somme de 1,2 million $ par année», a affirmé Mme Roy-Marinelli.
La mairesse n'a pas voulu dire si le transport en commun serait amélioré à Lévis si une entente était conclue avec le gouvernement. «Notre seul objectif actuellement est d'en arriver à un règlement avec le gouvernement. Après ça, on verra lors de la préparation de nos prochains budgets», a-t-elle répondu.
Au neuvième rang
L'organisme de défense des droits des usagers - Accès transports viables - ne voit pas la situation du même oeil que la mairesse. Selon ce groupe, la Ville de Lévis se classe au dernier rang des neuf grandes villes du Québec en ce qui concerne le budget alloué au transport en commun. Toutefois, il s'agit de données qui datent de deux ans.
La contribution municipale par personne au service d'autobus de Lévis a été de 34,72 $ en 2008 comparativement à 130,09 $ pour le Réseau de transport de la Capitale (RTC). «La mairesse Roy Marinelli est bien mal placée pour réclamer plus d'argent du gouvernement québécois alors que Lévis investit très peu dans le transport en commun. Elle aurait une oreille plus attentive du ministère des Transports si la Ville augmentait le budget du transport en commun et développait les services», a commenté, hier, au Soleil, le président d'Accès transports viables, Christian Savard.
Il réagissait ainsi à la menace de la mairesse de couper près de 20 % du service d'autobus sur la Rive-Sud si le gouvernement Charest n'accorde pas à Lévis le plein montant des contributions de 30 $ pour le transport en commun. «C'est assez malheureux comme tactique de menacer de réduire le service de transport en commun et de prendre en otage les usagers», a affimé M. Savard.
Au cabinet de la ministre des Transports, Julie Boulet, on n'a pas voulu commenter la menace de réduction de service à la Société de transport de Lévis. La porte-parole de la ministre s'est limitée à dire que le ministère est toujours en discussion avec la Ville et que des scénarios de règlement sont à l'étude.











