Les cols bleus craignent un «cartel» des poubelles

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La Ville de Québec affirme qu'en refilant tout... (Photothèque Le Soleil)

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La Ville de Québec affirme qu'en refilant tout son service de collecte des matières résiduelles au privé, elle économisera 5 millions $ en cinq ans puisque, notamment, elle n'aura pas à construire un nouveau bâtiment ni à acheter des camions.

Photothèque Le Soleil

Isabelle Mathieu
Le Soleil

(Québec) Remettre toute la collecte des ordures à l'entreprise privée, c'est ouvrir la porte à un cartel des poubelles, si l'on se fie à la nouvelle campagne publicitaire des cols bleus contre l'administration Labeaume.

La Ville de Québec a octroyé en novembre des contrats de cinq ans à l'entreprise privée pour la collecte des ordures et du recyclage dans La Cité-Limoilou et Les Rivières, pour un total de 41 millions $. Tous les autres arrondissements fonctionnaient déjà sous ce système.

Dans une publicité radio diffusée depuis mercredi sur les ondes de trois stations de Québec, les cols bleus dénoncent cette décision. Sans jamais prononcer les mots cartel ou collusion, ils laissent entendre que le privé aura beau jeu de saler la facture.

«J'espère juste que je n'aurai pas à mettre mes vidanges dans une enveloppe brune!» s'inquiète le «citoyen» vedette de la pub, entre deux blagues de mafia.

La Ville de Québec affirme qu'en refilant tout son service de collecte des matières résiduelles au privé, elle économisera 5 millions $ en cinq ans puisque, notamment, elle n'aura pas à construire un nouveau bâtiment ni à acheter des camions.

L'équivalent de 50 postes sont abolis, tout en n'affectant pas les employés réguliers, qui seront transférés dans des postes vacants.

Pour le président du syndicat des cols bleus, Jean Lachance, ce ne sont que des économies à court terme. «À plus long terme, si tous les entrepreneurs se parlent et établissent le prix, quelle force la Ville va avoir de refuser? demande M. Lachance. Elle n'aura plus d'équipement.»

Le syndicat des cols bleus et la Ville de Québec débattront du dossier devant un arbitre le 8 février.

La privatisation sera en vigueur le 1er avril, à moins que l'arbitre n'en décide autrement.

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