Transport en commun à Lévis: un S.O.S. au premier ministre

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Le président de la Chambre de commerce de... (Photothèque Le Soleil)

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Le président de la Chambre de commerce de Lévis considère que le service actuel «nuit au développement économique».

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Pierre Pelchat
Le Soleil

(Québec) Le milieu économique de la Rive-Sud est inquiet. Il demande au premier ministre Jean Charest d'intervenir afin qu'une entente soit conclue entre la Ville de Lévis et le ministère des Transports pour le versement à Lévis du plein montant des contributions de 30 $ des Lévisiens pour le transport en commun lors du renouvellement des plaques d'immatriculation, et d'éviter par la même occasion une réduction de service de 20 % en mars.

Les intervenants économiques souhaitent que la somme supplémentaire qu'obtiendrait la Ville soit investie dans l'amélioration du transport en commun sur la Rive-Sud. La Ville estime être privée d'une somme de 1,2 million $ par année. Le litige remontre à 1992.

Dans un communiqué, ils font valoir que les récentes améliorations du transport en commun à Lévis, bien que modestes, sont compromises à la suite de la menace de la mairesse Danielle Roy Marinelli de réduire le service en mars en cas d'échec des négociations avec le ministère des Transports.

Le président de la Chambre de commerce de Lévis, Marcel Bérubé, considère que le service actuel, qu'il juge insuffisant, «nuit au développement économique». «Plu­sieurs entreprises nous ont fait part de situations absurdes vécues par leurs employés qui doivent par exemple effectuer un transfert à Sainte-Foy pour effectuer un trajet entre Saint-Nicolas et Saint-Romuald. Ça coûte cher, et c'est un frein au développement», soutient-il dans un communiqué.

«Plusieurs endroits du territoire où sont concentrées des entreprises ne sont pas desservis, et beaucoup d'étudiants à l'ouest de la Ville avaient difficilement accès aux institutions d'enseignement situées à l'est comme le Cégep de Lévis-Lauzon et le campus de l'UQAR. Grâce aux améliorations apportées dans la dernière année, la situation s'est améliorée, mais il reste encore du chemin à faire», a ajouté M. Bérubé.

Le directeur général du Cégep de Lévis-Lauzon, Guy Demers, a également manifesté son inquiétude d'une perte de services si les négociations entre la Ville et Transports Québec échouent. «Une coupure de service mettrait en péril les progrès effectués», a-t-il plaidé.

De son côté, le vice-recteur du campus de Lévis de l'UQAR, Robert Paré, croit qu'une diminution du transport en commun nuirait à plusieurs étudiants qui fréquentent son institution ainsi qu'au projet de Lévis ville éducative, qui vise à inciter les étudiants à poursuivre leurs études sur la Rive-Sud.

«Pour nous, le transport en commun constitue un outil majeur et un levier indispensable pour atteindre nos objectifs. Nous sommes inquiets de la situation et espérons des réponses rapides du gouvernement», a-t-il affirmé.

Pour sa part, le directeur général de la Société de développement économique de Lévis, Raymond Gouin, a souligné l'augmentation du financement du transport en commun par la Ville de Lévis depuis deux ans. Il a invité le gouvernement à faire sa part. «La participation de la Ville est passée en 2009 à près de 7,7 millions $, soit 57,60 $ par habitant, et les montants prévus pour 2010 seront encore plus élevés», a-t-il indiqué.

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