«On va vous régler ça tout de suite: c'est ça que ça coûte. Je n'en parlerai plus, c'est ça que ça coûte. On va arrêter de jouer aux enfants. Tout le monde s'inquiète du coût. Écoutez, il est bon et il coûte le prix normal. On l'engage et puis c'est tout.» Jusqu'à cette semaine, l'administration Labeaume s'était montrée discrète sur les honoraires qui seront versés à ce spécialiste français travaillant depuis New York. Questionné lors du conseil municipal en novembre, il avait indiqué que la facture pour la Ville serait inférieure à 100 000 $.
Une facture de 300 000 $
Mais voilà, son chef de cabinet, Louis Côté, a confirmé en début de semaine que la facture serait d'environ 300 000 $. En fait, la firme du spécialiste touchera environ 250 000 $ et ses frais de déplacement seront couverts pour un montant évalué à 20 000 $.
À cela, il faut ajouter environ 25 000 $ pour dédommager les 330 personnes qui participeront à des groupes de discussion organisés par M. Rapaille afin de prendre le pouls de la capitale.
Le maire, qui parlait jeudi d'une facture de 350 000 $, se refuse de voir là un coût plus important que prévu. Comme trois autres organisations partageront les frais avec la Ville, la facture sera donc inférieure à 100 000 $, a-t-il soumis.
Le maire s'est montré impatient. «C'est pas moi qui travaille là-dessus. Ils m'ont dit ça coûte tant et j'ai dit : "Parfait, on y va."» Pour ensuite couper court aux questions. «Ça va faire. Je ne passerai pas ma vie à en parler. Une autre question que Clotaire Rapaille. On ne passera pas six mois à parler de ça pour 350 000 $. Et 52 millions $, ça ne vous intéresse pas?» a-t-il dit en référence à la conférence de presse sur le traitement des déchets organiques qui venait de prendre fin.
Pour l'instant, l'administration Labeaume semble vouloir obtenir l'aval du conseil municipal pour l'embauche de M. Rapaille. Or, elle pourrait passer outre, la séparation de la facture en quatre partenaires permettant au comité exécutif de trancher sans l'appui des autres élus. Et ce, même si les trois autres partenaires sont financés par des fonds publics, dont l'Office du tourisme, organisme paramunicipal.













