La privatisation de la collecte des ordures examinée par un arbitre

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L'arbitre Denis Provençal se penche aujourd'hui sur le litige qui oppose le... (Photothèque Le Soleil)

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Pierre-Olivier Fortin
Le Soleil

(Québec) L'arbitre Denis Provençal se penche aujourd'hui sur le litige qui oppose le syndicat des cols bleus à la Ville de Québec concernant la volonté de cette dernière de privatiser la collecte des ordures dans tous les secteurs de la ville.

Que ce soit les bacs verts (ou bruns ou noirs...) ou bleus, ce sont déjà des employés d'entreprises privées qui s'en occupent, à deux exceptions près. Héritage de l'ère pré-fusions, la collecte des ordures est encore assurée par des employés municipaux dans les arrondissements de La Cité-Limoilou et des Rivières.

En juin, le maire Régis Labeaume a décidé d'uniformiser le service et de confier au privé la collecte des ordures dans ces deux arrondissements, une décision qui s'inscrit dans la lignée de ses engagements de réduction des dépenses. Déjà le syndicat avait l'intention de mener une bataille acharnée, et c'est ce qui s'est produit.

Depuis, un appel d'offres a été lancé, une entreprise choisie, un contrat signé, et la transition est prévue le 1er avril. La facture de 41 millions $ représenterait une économie de 5 millions $, selon

la Ville.

L'équivalent de 50 postes seront coupés, mais les employés touchés seront affectés à d'autres tâches.

D'abord, le syndicat déplore la perte de 100 000 heures de travail pour ses employés. Par ailleurs, «les employés municipaux estiment que la convention collective signée en 2009 est très claire et qu'elle ne permet aucunement à la Ville de privatiser ce service», lit-on dans un communiqué du syndicat.

Celui-ci craint aussi que la Ville ne perde le contrôle des coûts et que ceux-ci explosent éventuellement. Le syndicat voit aussi un risque de collusion entre les entreprises pour la fixation des prix. «J'espère juste que je n'aurai pas à mettre mes vidanges dans une enveloppe brune!» peut-on entendre dans une offensive publicitaire qui tourne abondamment dans plusieurs radios de Québec.

Un arbitre étudiera la question aujourd'hui. Le syndicat promet une bataille féroce et le maire, en juin, se disait prêt à aller jusqu'en Cour suprême pour défendre sa décision.

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