Société de transport de Lévis: ultimatum repoussé

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La STL pourrait couper de 20 % ses... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La STL pourrait couper de 20 % ses services si elle n'obtient pas plus de financement.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Pierre Pelchat
Le Soleil

(Québec) La Ville de Lévis reporte de trois mois en juin son ultimatum de réduire de 20 % son service de transport en commun si une entente sur le financement n'intervient pas avec la ministre des Transports, Julie Boulet.

C'est ce qu'a confirmé, lundi, au Soleil, le président de la Société de transport de Lévis (STL), Michel Patry. «On veut laisser une chance à la négociation avec le Ministère. On se donne un peu d'oxygène pour en arriver à un règlement. Une rencontre est prévue au début du mois de mars avec la ministre concernant le financement du transport en commun», a-t-il commenté.

Il semble que les délais étaient trop courts pour en arriver à un accord avec le gouvernement d'ici deux semaines, soit la prochaine échéance pour le choix des parcours par les chauffeurs de la STL. Quatre fois par année, les chauffeurs sont appelés à donner leur préférence pour les parcours, lesquels peuvent alors être supprimés, modifiés ou maintenus.

La décision de couper ou non 20 % du service est donc décalée en mai prochain lors du prochain exercice de choix des parcours. Elle serait effective un mois plus tard en cas d'échec des négociations avec Québec.

Réduction des services

Pour effacer son déficit, la Société de transport envisage de réduire son service de 34 000 heures sur une base annuelle, soit 24 000 dans l'arrondissement Desjardins et 10 000 dans l'ouest de la ville.

La Ville de Lévis estime ne pas recevoir sa juste part des contributions de 30 $ pour le transport en commun payées par les résidants de la Rive-Sud lors du renouvellement des plaques d'immatriculation. La mairesse Danielle Roy Marinelli évalue à plus de 1,2 million $ par année le manque à gagner de sa ville. Cette somme est accordée au Réseau de transport de la Capitale selon les règles de répartition du ministère des Transports.

Cette année, la STL se dirige vers un déficit de près de 3 millions $ si rien n'est fait. L'an dernier, la Ville a alloué une somme de 7,6 millions $ pour le transport en commun, dont 2,2 millions $ ont servi à éponger des déficits antérieurs attribuables au manque de financement provenant des contributions de 30 $. En 2010, la STL recevra 6,4 millions $ de la Ville pour ses dépenses d'exploitation et il restera un déficit accumulé de 2,7 millions $ pour les années 2008 et 2009.

Par ailleurs, la STL a entrepris une révision de ces circuits qui pourrait conduire à la suppression de certains parcours. «C'est un processus que font régulièrement toutes les sociétés de transport», a dit M. Patry.

La Société maintient le projet de construire un centre d'échanges à Saint-Romuald, sur la route 132, près du pont de Québec. «Il n'est pas question d'abandonner ce projet. Tout notre développement futur passe par ce centre d'échanges», a-t-il soutenu.

 

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