«La crédibilité de cette publicité vicieuse, c'est zéro», a lancé un maire visiblement irrité, mardi matin. Il réagissait ainsi pour la première fois à la campagne lancée à la radio à la fin janvier.
Cette semaine, les cols bleus lancent une deuxième vague à leur offensive publicitaire. Environ 100 000 dépliants seront distribués aux citoyens. Ceux-ci font le lien entre la privatisation et les risques de collusion.
Le maire invite les syndiqués à la plus grande prudence dans leurs allusions. «Moi, si j'étais eux autres, je ferais attention. Quand ton président de syndicat va se promener sur le yacht de [Tony] Accurso, tu devrais faire attention à ce que tu dis. Tu ne peux pas être bien, bien crédible», a lancé M. Labeaume.
Ce dernier parle ici du président de la FTQ, centrale syndicale à laquelle est affilié le syndicat des employés manuels. Michel Arsenault a reconnu en entrevue à Radio-Canada avoir séjourné sur le bateau de l'homme d'affaires Tony Accurso. «Je ne sais pas si M. Arsenault est d'accord avec [cette publicité]? Ils lui ont demandé la permission?»
















