«Je veux voir ç'a l'air de quoi une ville qui accueille les Olympiques. Est-ce que c'est bordélique? Est-ce que ça fonctionne? Je ne suis pas un premier ministre, je suis un maire. Alors, je veux voir comment ça se passe sur le terrain», confie-t-il à l'aube de son départ.
Disant se rendre à Vancouver en «client» ou en «consommateur», le transport en commun sera au coeur de son voyage.
M. Labeaume doit d'ailleurs rencontrer les principaux dirigeants de Bombardier, Laurent et Pierre Beaudoin, pour parler du SkyTrain. La compagnie québécoise a en effet conçu les wagons de ce réseau de train léger surélevé desservant Vancouver.
Cette rencontre survient alors que la Ville de Québec est à se chercher son mode de transport collectif de demain. Le comité sur la mobilité durable mandaté par le maire l'an dernier doit déposer ses recommandations d'ici juin.
Les occasions d'éprouver le réseau de transport en commun de Vancouver seront nombreuses, M. Labeaume ayant multiplié les rencontres. Et comme le nombre de véhicules autorisés à circuler en ville est limité, il devra nécessairement emprunter métro, autobus et peut-être même le tout nouveau tramway sans fil.
La «logistique des sites»
«Quand tu es sur place, tu peux voir des défauts, ce que tu voudrais ramener chez vous ou faire autrement»,dit le maire. Connaissant bien Vancouver pour y avoir habité sept mois durant ses études universitaires, il est surtout intéressé par «l'organisation logistique des sites». Il ne voyagera toutefois pas en solitaire. Il sera accompagné de son attaché de presse, Paul-Christian Nolin, du responsable des grands événements sportifs à la Ville, Denis Paquet et de sa conjointe, Louise Vien.
Pour M. Labeaume, ce voyage à Vancouver ressemble en quelque sorte à celui à San Diego mené en 2008, quand il avait assisté à des courses aériennes organisées par la compagnie Red Bull. À la suite de cette fin de semaine aux côtés de Me Marcel Aubut, il avait finalement abandonné l'idée d'attirer l'événement à Québec. Un scénario qui ne risque pas de se reproduire. «Les Olympiques, c'est pas comme le Air Race. C'est plus connu. Je veux plus voir comment ça se passe en ville. Y a-t-il de l'atmosphère ou pas?»
Loin de s'ennuyer, il assistera à quatre des plus prestigieuses compétitions des Jeux d'hiver, à savoir la descente masculine en ski, le ski acrobatique bosses, le patinage de vitesse longue piste et le patinage artistique. Au-delà du spectacle, M. Labeaume profitera de ces compétitions pour rencontrer des présidents de fédérations sportives.
Le maire ne s'en cache pas, ces rencontres lui serviront à peaufiner une éventuelle candidature de Québec aux Olympiques. À la fin des Jeux, Équipe Québec doit d'ailleurs se réunir pour faire un bilan. Rappelons que son président, Claude Rousseau, sera à Vancouver du 22 au 28 février.
À ce dernier, il faut ajouter la présence du premier ministre Jean Charest et de la ministre déléguée aux sports, Michelle Courchesne, qui se rendront également assister aux compétitions.
L'argument de la neige
M. Labeaume demeure convaincu que Québec est bien placée pour recevoir les Olympiques. Surtout avec une récente déclaration de Jacques Rogge, inquiet de l'effet du réchauffement climatique. «Dorénavant, pour attribuer les Jeux, nous nous renseignons sur les statistiques d'enneigement des sites et sur les conditions météo locales», a-t-il dit lundi en conférence de presse. «Nous, on en a, de la neige! lance M. Labeaume. [Vancouver] a peut-être une montagne, mais ils n'ont pas de neige dessus!»











