Labeaume rejette le Skytrain

Le coût du Skytrain avoisine 60 millions $... (Photothèque Le Soleil)

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Le coût du Skytrain avoisine 60 millions $ au kilomètre.

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Ian Bussières
Le Soleil

(Québec) Ceux qui souhaitaient voir un jour un Skytrain, ce train léger surélevé en place à Vancouver, relier Québec et Lévis devront mettre leur rêve de côté, puisque le maire de Québec, Régis Labeaume, a déclaré vendredi que ce moyen de transport était beaucoup trop onéreux.

«J'ai fait toutes les lignes du Skytrain lors de mon voyage à Vancouver et j'ai inauguré l'Olympic Line en compagnie de Laurent et Pierre Beaudoin de Bombardier, qui en fabrique les wagons», a commenté le maire, de retour de son voyage en Colombie-Britannique.

Avouant s'être entretenu avec les gens de Bombardier, le maire a toutefois rejeté du revers de la main l'option d'amener un Skytrain à Québec. «Il est faux de dire que ça coûte 100 millions $ par kilomètre, c'est plutôt 60 millions $, mais c'est encore beaucoup trop cher», a déclaré le maire.

Celui-ci n'écarte cependant pas l'idée d'un tramway qui relierait la Rive-Nord à la Rive-Sud. «Un tramway coûterait une vingtaine de millions de dollars par kilomètre, ce qui est plus raisonnable. Je suis contre un tramway en haute ville, mais je n'ai rien contre envisager ce scénario ailleurs», poursuit-il.

Le maire s'est d'ailleurs entretenu vendredi midi avec la mairesse de Lévis, Danielle Roy Marinelli, qui réclame un financement plus adéquat pour le transport en commun. «Nous appuyons Mme Roy Marinelli dans ses démarches auprès du gouvernement concernant le financement de la Société de transport de Lévis», explique-t-il.

La mairesse estime que Lévis ne reçoit pas sa juste part des contributions de 30 $ pour le transport en commun payées par les résidants de la Rive-Sud lors du renouvellement de leurs plaques d'immatriculation. La somme représentant ce manque à gagner de 1,2 million $ serait plutôt attribuée au Réseau de transport de la Capitale (RTC) selon les règles de répartition du ministère des Transports.

S'il appuie son homologue lévisienne, le maire de Québec ne va cependant pas jusqu'à accepter de voir le RTC être amputé de ce montant. «Il n'est pas question de déshabiller Jacques pour habiller Jean. Ce que nous disons, c'est que Lévis n'est pas un village. C'est la huitième plus importante ville au Québec et qu'elle mérite un service de transport en commun adéquat.»

«Nous travaillons très fort pour créer un lien avec Lévis, que ce soit un train léger, un tramway ou une navette avec des autobus. Un tel système aura nécessairement un point de départ, mais ça servira à quoi si les gens de la Rive-Sud ne sont pas capables de se rendre à ce point de départ?» ajoute le maire en conclusion de son plaidoyer en faveur d'un meilleur financement de la Société de transport de Lévis.

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