La voie bientôt libre pour le parc technologique

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Deux citoyens s'opposent toujours à l'aménagement du parc... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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Deux citoyens s'opposent toujours à l'aménagement du parc technologique sur les anciennes terres de la congrégation des Soeurs de la Charité, préférant y voir un jardin communautaire.

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

Pierre-André Normandin
Le Soleil

(Québec) Le dernier obstacle sur la route du parc technologique que souhaite aménager la Ville de Québec à D'Estimauville s'apprête à être levé. La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) juge préférable de sacrifier d'excellentes terres que de voir la ville poursuivre son étalement en périphérie.

L'an dernier, Québec a fait l'acquisition pour 5,4 millions $ de l'ancienne ferme de la congrégation des Soeurs de la Charité afin d'y implanter un centre de recherche sur le cerveau et des entreprises en haute technologie.

«La Commission considère qu'il est préférable, pour la protection du territoire et des activités agricoles à long terme, de permettre l'agrandissement de la fonction urbaine à cet endroit plutôt que d'empiéter et de l'étendre sur des terres agricoles en périphérie du périmètre d'urbanisation, là où la pratique de l'agriculture peut être pérenne et durable», peut-on lire dans l'avis préliminaire de la CPTAQ daté du 26 janvier.

Seuls deux citoyens s'opposent encore au changement. Ceux-ci réclament plutôt l'aménagement d'un jardin communautaire sur ce terrain de 22 hectares, soit l'équivalent de 45 terrains de football. Ils ont demandé à rencontrer en mars le commissaire Ghislain Girard pour le convaincre de changer d'opinion sur l'utilisation de ces terrains. Celui-ci devrait ensuite rendre sa décision définitive au début du printemps.

«Possibilités irréalistes»

Dans son avis préliminaire, le commissaire dit toutefois prendre seulement deux facteurs en considération, soit les perspectives agricoles pour ces terres et le besoin de développement de la ville. Et tous deux favorisent la demande de Québec aux yeux de la CPTAQ. «Malgré un potentiel agricole élevé des sols [...], la Commission est d'avis que les possibilités d'utilisation de ce lot à des fins agricoles à long terme sont irréalistes», écrit-il. Le commissaire invoque la «superficie restreinte de 22 hectares et son état d'enclavement à l'intérieur du périmètre d'urbanisation de la ville de Québec» pour justifier sa position.

Ghislain Girard souligne au passage la pénurie de terrains à l'intérieur des limites que s'est fixées la Ville pour poursuivre son développement. Québec évalue de 390 à 620 hectares les besoins en terrains industriels. Or, il ne reste que 340 hectares de disponibles. De plus, aucun terrain n'offre une aussi grande superficie que l'ancienne ferme.

Le commissaire souligne également dans son avis que le terrain a été zoné agricole seulement en 1986 afin de rendre admissible à des subventions la congrégation des Soeurs de la Charité qui exploitait ces terres. Or, depuis l'automne 2007, tous les bâtiments agricoles ont été démolis.

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