Au-delà du projet de pavillon à Place Charest de l'UQ dévoilé mercredi par Le Soleil, voilà que la direction du Grand Théâtre confirme qu'elle travaille aussi à un projet de développement pour héberger le futur Conservatoire. Elle espère construire une sorte de «Très Grand Théâtre», un complexe de bâtiments de cinq à six étages qui viendraient ceinturer l'actuel édifice du boulevard René-Lévesque.
«Le Grand Théâtre a fait évaluer plusieurs scénarios de regroupement, non seulement des conservatoires de musique et d'art dramatique, mais aussi d'organismes culturels, comme l'Orchestre symphonique [OSQ] et l'Opéra de Québec», confie Suzanne Gagné, présidente du conseil d'administration de l'institution.
Une «analyse économique» a été récemment présentée à la ministre de la Culture, Christine St-Pierre. Le Grand Théâtre a sondé les besoins des différents groupes qui se produisent fréquemment sur ses planches - OSQ, Opéra de Québec, Trident, Théâtre de Sable, troupe de danse K par K et Club musical -, et tous disent manquer d'espace. En fait, ceux-ci doivent souvent se résoudre à louer des bureaux un peu partout en ville pour loger leurs employés. L'OSQ a ainsi des bureaux sur Grande Allée, tandis que ceux de l'Opéra de Québec se trouvent non loin sur la rue Taché.
«L'objectif, ce serait de réunir tous les organismes résidents, y compris leurs espaces administratifs, dans un seul et même lieu, de rassembler les groupes voués au développement des arts de la scène», résume Mme Gagné.
Le Grand Théâtre propose ainsi de construire un complexe de bâtiments d'une hauteur maximale de cinq à six étages s'alignant sur la taille de l'actuel édifice. Les constructions pousseraient à l'ouest et au sud du bâtiment, soit le long des rues Turnbull et Saint-Amable. C'est d'ailleurs dans le «trou» creusé à l'ouest de l'actuel édifice que loge présentement le Conservatoire de musique de Québec. Au sud, on trouve plutôt un stationnement en surface de 76 places
Si une «analyse économique» a été présentée, aucune étude de faisabilité ne serait en cours, contrairement au projet l'Université du Québec. Rappelons que Le Soleil révélait mercredi que l'institution souhaite construire un nouveau pavillon de six à neuf étages à Place Charest et ajouter deux étages de bureaux au-dessus du stationnement voisin.
Faire vivre Saint-Roch
L'administration Labeaume ne cache pas son désir de voir le projet d'un conservatoire naître au coeur de Saint-Roch plutôt qu'en haute ville. Bref, on préfère de loin le projet de l'Université du Québec à celui du Grand Théâtre. Paul-Christian Nolin, l'attaché de presse du maire, confirme que Régis Labeaume a «exprimé sa préférence pour ce projet» lors d'une rencontre avec la ministre Christine St-Pierre.
«Nous, on voudrait que ce soit dans Saint-Roch. Ça s'inscrit parfaitement dans notre projet de Saint-Roch technoculture», dit Julie Lemieux, responsable de la culture au comité exécutif. Ce projet vise à faire du secteur un lieu axé sur les arts et les nouvelles technologies.
L'idée séduit également la Société de développement commercial du centre-ville regroupant les commerçants du secteur. «Un de nos défis, c'est de développer une vie de soirée dans Saint-Roch. Que des étudiants ou des projets étudiants arrivent dans le quartier, pour nous, c'est une excellente nouvelle», s'emballe son directeur général, Stéphan Sabourin.























