L'hippodrome entre les mains de la Ville

La Ville de Québec a dû négocier pour... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La Ville de Québec a dû négocier pour récupérer le bail de l'hippodrome des mains d'un syndic de faillite, qui en avait hérité depuis la fin des courses de chevaux.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Pierre-André Normandin

Pierre-André Normandin
Le Soleil

(Québec) La Ville de Québec vient de reprendre le contrôle sur son hippodrome. ExpoCité a racheté pour 10 000 $ lundi le bail d'Attractions hippiques qui avait fait faillite l'an dernier. Mais du coup, la capitale devra rayer de ses livres de compte des centaines de milliers en loyers et taxes municipales impayés.

Depuis la fin des courses de chevaux, un syndic de faillite a repris les biens de l'entreprise, héritant au passage de son bail. Et comme le contrat de location était encore valide pour une vingtaine d'années encore, il lui aurait donc été possible de relouer l'espace à «n'importe qui pour faire n'importe quoi», expose Richard Côté, vice-président du comité exécutif de Québec.

«Il y avait une clause dans le bail d'Attractions hippiques qui disait qu'ils pouvaient louer [les installations] si ça ne fonctionnait plus. Imaginez-vous, on n'avait plus le contrôle», souligne celui qui siège également au conseil d'administration d'ExpoCité.

«Le syndic aurait pu louer à n'importe quel organisme pour faire de l'argent avec ça. On a voulu négocier parce qu'on ne voulait pas perdre le contrôle et se retrouver avec n'importe quoi. Dans les baux à long terme, il semble que cette clause est toujours importante. Mais nous, ça nous a assommés quand on a su que le bail allait au syndic. Il reprend tout, le réfrigérateur comme le bail», s'étonne encore M. Côté.

Perte de loyers

ExpoCité a donc lancé voilà un mois des négociations avec le syndic de faillite pour racheter le bail. L'entente intervenue récemment a été entérinée lundi matin par le conseil d'administration de l'organisation paramunicipale pour que son locataire accepte de renoncer à ses droits.

Au-delà des 10 000 $ versés pour racheter le bail, ExpoCité perd les loyers que lui versait Attractions hippiques. Depuis août, le syndic ne payait plus les frais de loyer, une perte d'environ 400 000 $.

En parallèle, la Ville de Québec perdra aussi les 256 000 $ que l'entreprise lui aurait normalement versés en taxes municipales en 2010, n'eut été de sa faillite. En 2009, Attractions hippiques avait versé 320 000 $ à la capitale.

Le contrôle sur l'hippodrome retrouvé, Richard Côté a préféré se faire discret sur les projets que caresse Québec pour ses installations. «On est à regarder divers scénarios, mais je ne peux pas en dire plus.»

Chose certaine, il faudra être patient avant de voir des activités animer l'endroit, aucun projet ne devant y voir le jour avant quelques années encore.

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