Fin annoncée du Renouveau municipal de Québec

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«Dans le contexte, c'est peut-être préférable de repartir... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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«Dans le contexte, c'est peut-être préférable de repartir [en 2013] sous de nouvelles couleurs» - Anne Beaulieu, chef du RMQ

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Pierre-André Normandin
Le Soleil

(Québec) Après plus de 20 ans d'existence, dont 16 années à la tête de la Ville de Québec, les membres du Renouveau municipal doivent se prononcer ce soir sur la fin de leur parti.

Les 1000 membres de la formation de l'ancien maire Jean-Paul L'Allier ont reçu récemment une lettre les invitant à une rencontre ce soir. Le conseil d'administration ainsi que les anciens porte-étendards du parti leur suggèrent de dissoudre la formation rayée de la carte lors des dernières élections, un vote décisif que le RMQ compte tenir à l'abri des regards des médias.

L'actuelle chef, Anne Beaulieu, rappelle que le parti a retrouvé sa santé financière. Mais devant la déconfiture au dernier scrutin, ses dirigeants estiment que le parti n'est plus le meilleur véhicule pour prendre le pouvoir. «La lecture qu'on a fait, c'est que ce n'est peut-être pas souhaitable de rester sur respirateur artificiel et de réémerger en 2013. Dans le contexte, c'est peut-être préférable de repartir sous de nouvelles couleurs», dit-elle.

Si les membres refusent de dissoudre le parti ce soir, ceux-ci devront vraisemblablement élire un nouveau conseil d'administration. Ses actuels dirigeants se disent en effet en faveur de la dissolution et ne semblent plus vouloir poursuivre l'aventure.

Défaite aux élections du 1er novembre, Anne Beaulieu continue néanmoins à suivre assidûment les séances du conseil municipal. Celle-ci ne peut s'empêcher de noter l'absence de débats entre les élus. «J'ai de la difficulté à comprendre la stratégie des élus d'Équipe Labeaume. On dirait qu'ils cherchent à détruire les deux indépendants au lieu gérer la ville. Je ne sais pas à quoi sert ce jeu», déplore-t-elle.

Idées contraires

Mme Beaulieu cite en exemple le torrent de dénonciations contre la conseillère Anne Guérette qui avait évoqué des lacunes quant à la sécurité sur Grande Allée lors du dernier conseil. «Ils l'accusent de chercher la visibilité auprès des médias, mais en l'attaquant, ils y contribuent. Je comprends mal le message envoyé : en démocratie, on n'a pas droit aux idées contraires sous peine de faire face à une lynchage public?»

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