Le rêve olympique atteint son paroxysme chez les personnes de 18 à 44 ans qui appuient le projet à 87 %. Chez les 45 à 64?ans, le soutien est de 72 %. Même les 65 ans et plus y sont largement favorables, à 61 %. Des résultats qui réjouissent le président d'Équipe Québec, Claude Rousseau.
«Ça démontre que la population est très favorable. Alors je pense que c'est bon pour tout le monde. On savait qu'on n'atteindrait jamais l'unanimité, mais ces résultats nous donnent le carburant pour continuer.»
M. Rousseau tient à rappeler l'importance de l'appui populaire pour une ville qui aspire à tenir la grand-messe du sport amateur. «À 50 %, on se serait posé des questions. On a toujours dit que les événements, on les faisait pour les gens. De là l'importance de s'assurer qu'ils en veulent. On ne fait rien contre les gens, s'ils n'en veulent pas, je vais aller faire autre chose.»
Existe-t-il un seuil minimal d'appuis dans votre esprit? «Non. Mais si le pourcentage avait été inversé et que les trois quarts des gens avaient dit qu'ils n'en voulaient carrément pas, ben là...»
La statistique la plus significative aux yeux de Claude Rousseau est celle qui concerne les plus jeunes. «L'élément intéressant est l'appui des jeunes [87 %]. Parce que ces événements ne se font pas à court terme. Alors si les jeunes en veulent comme ça, c'est encourageant.»
Certes, ce sondage aura un effet tonifiant pour plusieurs, mais il y a bien loin de la coupe aux lèvres, tempère Claude Rousseau. Tout reste à faire. «C'est comme une seule victoire au hockey. Il est important de garder le cap et de s'assurer qu'on va avoir les infrastructures nécessaires. On doit garder le momentum bien présent et s'assurer que les finances publiques vont nous permettre de réaliser tout ce qu'on veut réaliser.»
Message aux politiciens
Le capitaine d'Équipe Québec souhaite surtout que les politiciens entendent le message de la population. «J'imagine que les politiciens aussi se diront qu'on n'est pas dans le champ gauche et qu'on doit continuer à mettre nos efforts là-dedans.»
En terminant, M. Rousseau dit être toujours en attente de pistes de solution dans le dossier de la descente masculine, l'épreuve reine des Jeux d'hiver devenue pour la candidature de Québec une véritable épine au pied. «Il y a des solutions et on va s'attabler là-dessus dans les prochaines semaines. Des gens nous ont approchés avec certaines options, on va les analyser et on verra. Mais je ne vous dévoilerai pas ça aujourd'hui.»










